Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Channel Catalog


Channel Description:

Ce blog est exclusivement dédié au manuscrit médiéval, jusqu'à ses rapports avec les premiers incunables. Veille concernant les Livres d'heures français. This blog is exclusively dedicated to medieval manuscripts, up to and including their relationships with early printing

(Page 1) | 2 | 3 | .... | 11 | newer

    0 0




    La découverte d’un exceptionnel manuscrit à l’évêché d’Autun permet d’évoquer la production artistique de Bologne dans le courant du premier Trecento (1330-1340). Des personnalités fortes telles Vitale da Bologna, le Pseudo Jacopino, Giovanni da Balduccio sont évoquées aux côtés des grands maîtres de l’enluminure.
    Le manuscrit d’Autun est un pontifical romain où sont rassemblées les formules et les cérémonies des fonctions réservées à l’évêque : les rituels liturgiques et les bénédictions solennelles de la vie ecclésiale y sont illustrés d’une manière éclatante.
    La compréhension par le public de ce chef d’œuvre du XIVe siècle sera facilitée par un "feuilletoire" numérique. Une projection visuelle de l’objet met en exergue sa valeur esthétique et donne quelques clés de lecture.
    « Bologne et le pontifical d’Autun » est la première d’une série de cinq expositions inscrites dans une convention d’échanges culturels et scientifiques passée entre la ville d’Autun et le musée du Louvre. Le musée Rolin est le seul musée de Bourgogne et l’un des rares musées de France à avoir signé un tel accord avec le plus grand musée du monde.
    « Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication - Direction générale des patrimoines - Service des musées de France. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’Etat ».

    Exposition temporaire du 12 septembre au 9 décembre 2012

    Dossier de presse détaillé (format pdf)

    Site de la ville d'Autun
    Site du Musée Rolin


    0 0



    (c) BMI Épinal-Golbey

    La Bibliothèque multimédia intercommunale Epinal-Golbey renferme un manuscrit précieux, classé au titre des monuments historiques, l’Évangile selon saint Marc.

    Provenant du chapitre Saint-Goëry d’Épinal, ce manuscrit a été donné à la Ville au milieu du XIXe siècle par le marquis de Ludres. Il est remarquable par la richesse des matériaux qui le composent : parchemin pourpré écrit en lettres d’or et d’argent, ivoire gothique, métal argenté et doré. Manuscrit d’apparat, l’Évangile selon saint Marc était également un réceptacle pour des reliques qui étaient conservées dans les quatre godets supportant les symboles des évangélistes.

    Ce manuscrit a connu de nombreuses modifications au cours des siècles. Les feuillets de vélin pourpré datant du IXe siècle ont été protégés au cours du XIVe ou XVe siècle par une reliure précieuse dont le plat supérieur porte un volet de diptyque de la seconde moitié du XIVe siècle. Deux miniatures datant du XVe siècle sont venues s’insérer au début de l’ouvrage.
    Dénommé couramment Évangéliaire pourpre, le volume contient en fait l’Évangile selon saint Marc.

    Durant l’année 2012 ce manuscrit a fait l’objet d’une importante campagne de restauration et d’étude faisant intervenir des restaurateurs aux compétences variées. La présente journée d’étude permettra de faire le point des connaissances sur ce manuscrit et de présenter l’ensemble des travaux de restauration menés sur ce manuscrit précieux.

    L’ensemble du manuscrit précieux est visible en ligne sur le site de la BMI

    Programme détaillé de la journée d'étude du jeudi 13 septembre 2012 (format pdf) 
    Formulaire d'inscription (pdf)

    Journées organisée par la BMI en partenariat avec :
    - la DRAC Lorraine
    - Medial

    0 0



    © Baltimore, Walters Art Museum W 292, f. 152
    Lilian M. C. Randall, Medieval and renaissance Manuscripts in the Walters Art Gallery, Volume II, France, 1420-1540, I, p. 184-189, n° 137 (planche xivd, fig. 247-249, f. 21, 63, 88, 152)

    Le catalogue exemplaire de Lilian M. C. Randall - d'une incroyable érudition -, décrivant les manuscrits médiévaux et renaissances du Walters Art Museum de Baltimore, présente sous la cote W 292 un Livre d'heures savoyard assez complexe de par sa composition et sa décoration.
    Au f. 185v de ce manuscrit, détail assez remarquable pour ce genre d'ouvrage, une main contemporaine a ajouté l'obit, du 10 septembre 1493, d'un Jacques Mareschal :

    "Anno domini millesimo. Quadringesimo / Nonagesimo tercio, die uero martis decima mensis. Septembris. Obiit Nobilis / et potens Jacobus Marescalci. dominus / Sancti Petri de Senosano filius quondam / Nobilis et potentis bone memorie Iohannis / Marescalci. dominus de Combaforti et dicti loci de Senosano. Qui dictus. Nobilis. / Jacobus. dicessit ab humanis In dicto / suo castro de Senosano. Anno et die / predictis. de cuius anima requiescat in / pace. amen".

    Il faut reconnaître dans ce personnage Jacques Mareschal, fils de Jean (I), seigneur de Combefort, écuyer d'écurie et conseiller du duc Amédée VIII [donc un membre ordinaire de l'hôtel ducal], châtelain de Cly en Val d'Aoste, ambassadeur auprès de l'empereur en 1430 et 1431, et de (épousée vers avril 1442) Claudine de Chandée, dame de Senozan en Macônnais, fille (suivant Guichenon) de Lancelot III de Chandée, chevalier, et de Claudine de La Palud ; Claudine de Chandée testa le 28 juin ou juillet 1464 en faveur de ses fils Jaques et Jean.
    Jaques, fils aîné, partagea avec son frère Jean (II) le 28 juillet 1474 comme co-châtelain de Cly, testa le 18 septembre 1493 (testament lu par Foras aux archives Thuyset, conservées aujourd'hui au château de Menthon-Saint-Bernard ), en contradiction de quelques jours semble-t-il avec la date de l'obit inscrit à notre Livre d'heures.
    Jacques n'a pas été marié a priori, et n'a laissé qu'un bâtard, noble Richard, en vie en 1500, lorsque son oncle Jean (II) lui lègue son entretien sur les biens de Combefort ou de Sénozan.
    Jean (II), frère de Jaques, fut seigneur de Combefort puis de Saint-Pierre-de-Senozan, conseiller et écuyer du duc de Savoie ; il épousa Anne Bonivard, dont il eut Jean (III), époux d'Urbaine de Duyn (-> sgrs de la Valdisère) et Jacques, chevalier, époux de Claude de Busseul, - leur pierre tombale est encore conservée en l'église de Sancé (voir ci-dessous)- , dont est issue une seule fille, Françoise.
    Jacques et Jean (II) eurent aussi une soeur, Jeanne, épouse de Pierre Bonivard, chevalier, sgr de La Barre, veuve en 1489.
    Source : Cte Eloi-Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, 3e vol., Grenoble, 1893, p. 337 et suivantes, art. "Mareschal" ; p. 346-347.


    Château de Cly au Val d'Aoste [ source ]

    Revenons à notre Livre d'heures. Randall signale au f. 20 une miniature pleine page, ajoutée anciennement, de la Vierge à l'enfant où l'on remarque un homme et une femme présentés respectivement par saint Jean Baptiste et sainte Catherine, les armoiries étant effacées. S'agit-il des commanditaires du Livre d'heures ?
    Au f. 172 (représentation ci-dessus), miniature du roi David en prières. Derrière lui, un chevalier agenouillé présenté semble-t-il par saint Maurice (faisait-il partie de l'ordre de Saint-Maurice créé en 1434, par Amédée VIII, premier duc de Savoie au château de Ripaille ?). Randall suppose quant à lui saint Georges ... précise que les armoiries portées sur le tabard sont, d'or à la bande de gueules chargée de croix de Savoie, celles figurant sur le sol ayant été effacées, et que l'image a été repeinte. Ces armes nous paraissent différentes des armes des Mareschal peintes par ailleurs dans le manuscrit (en addition ancienne, f. 144, selon Randall), d'or à la bande de gueules chargée de trois coquilles d'or, habituellement portées par les Mareschal.
    De même, au f. 172, à la miniature de la Crucifixion, repeinte (XV/XVIe s.), est représentée une femme dont les armoiries ont été effacées.


    Généalogie des Maréchal par La Chesnaye des Bois [ en ligne ]
    La dalle funéraire du neveu de notre Jacques, Jacques Mareschal, seigneur de Senozan, de sa femme, et de leur enfant, est conservée dans l'église de Sancé (Saône-et-Loire, Bourgogne) : une chapelle, dédiée à Notre-Dame de Lorette, y fut construite au XVIe siècle par le seigneur du Parc. Sur cette pierre et à la clé de voûte de la chapelle figure son blason d’or à la bande de gueules chargée de trois coquilles qui est devenu le blason de la commune.

    Château du Parc à Sancé : Au Mareschal, Plus tard, il devient le domaine des comtes de Senozan, avant d’intégrer le giron des Talleyrand, par l’effet du mariage de Madeleine Olivier de Senozan avec Archambaud de Talleyrand-Périgord, frère cadet de Talleyrand.

    Château du Parc, à Sancé [ source ]



    Cy gist noble et puissa[n]t seigneur messire // Jacques mareschal ch[eva]l[ie]r seig[neu]r de Senosam fo[n]dateur de cette p[rese]nte chapelle // et n[oble] Claude de Busseul sa femme dame du // part      ... et de Prily et Claude Mareschal leur fils laqu[e]lle dame // trepassat et son dict fils apres elle le // Xe d'avril l'an mil Vc et xII . Dieu veuille avoir leurs ames. Amen.

    Par son testament du 24 août 1548, reçu par Barthélémy Gonere et Matthieu Chaland, notaires à Mâcon, Jacques Mareschal nomma héritière universelle sa fille Françoise, " femme de noble messire Jehan de Myolans, seigneur de Chevrières, et, après elle, l'ung de ses enffans masles, à la charge qu'il portera les noms et armes dudit seigneur testateur, suivant la forme du traicté de mariage de ladite dame Françoise Mareschal et dudit seigneur de Chevrières".
    Dans ce testament, il élit sa sépulture " en la chappelle qu'il a faict editiier et construire ès eglise et cimetière parrochial de Sancé, à l'honneur et louange de Notre-Dame-de-Lorette" : il règle le détail de ses obsèques et aumônes, fait des legs nombreux à sa femme Laurence-Françoise de Luyrieu, à ses serviteurs, etc. Dans deux codicilles des 23 août 1551 et 9 février 1555 (à cette dernière date " estant malade en son lict, au chastel et maison fort du Parc", il maintient sa fille héritière universelle, révoque ou modifie une partie de ses legs, plusieurs légataires étant morts ; décharge son héritière de " l'achapt de deux cloches de 60 livres tournois chacune, armoriées de ses armoyries"  pour l'église de Sancé, car il les a fait faire ; fait un legs à "Jehan Mareschal dict Doyn (Duyn ou Duingt), seigneur de Combeffort et de la Vauldisière (Valdisere), son neveu, lui laissant aussi, " ledit seigneur codicillant, les droict et action qu'il pretend en la succession et hoirie de feu noble Pierre Mareschal, son cosin, seigneur du chastel de Sainct-Michel-en-Maurienne" ; prie son héritière " que la rente de troys quintaulx fromaiges et cent florins de Savoye ne soient poinct desunys ny séparés de ses maisons du Parc et de Senozan, affin que l'on cognoisse qu'il est yssu des maisons des Mareschal et Combeffort, et a bien peu, combien qu'il s'en soyt contenté, etc. " (Blbl. auct. Cahier parchemin, 12 feuilles in-4).

    Je remercie Mireille Sambet, Cédric Mottier (Noblesse des Etats de Savoie) et François du Fou pour leur aide précieuse
     

    0 0


    La célèbre maison Sotheby's annonce pour décembre prochain la vente de deux manuscrits exceptionnels provenant de la bibliothèque du duc de Devonshire, à Chastworth :

    The Mystere de la Vengeance, estimated at £4-6 million, was illuminated for Philip the Good (1396-1467), Duke of Burgundy, probably the greatest royal art patron and book collector of the late Middle Ages. The manuscript is documented in the ducal accounts for July 1468, detailing the payments to the court artist Loyset Liédet for each of the manuscript’s 20 magnificent large illuminated miniatures(at a price of 18 livres a picture). The Mystere de la Vengeance is the deluxe 2-volume text of a play in French, which was performed for Philip the Good himself. It opens with a list of characters, and is laid out like a modern film or playscript, with stage directions and speaking parts. The breath-taking pictures are byfar the finest illustrations of medieval drama in any illuminated manuscript.The manuscript passed from the library of Philip the Good into those of Charles the Bold (1433-77) and then Mary of Burgundy (1457-1482), whose husband, the Holy Roman Emperor Maximilian of Austria (1495-1519), also had the play performed. It was acquired by the sixth Duke of Devonshire at the celebrated Roxburghe sale of 1812, when it sold for £493.10s., then the highest price ever paid for any illuminated manuscript.

    Sur ce manuscrit, voir par exemple : Comte Paul Durrieu, Découverte de deux importants manuscrits de la « Librairie » des ducs de Bourgogne,  dans Bibliothèque de l'école des chartes,  71,  1910, p. 58-71 [ en ligne sur Persée ]

    The second illuminated manuscript is a romance of chivalry – a literary account in French of the fictional and swash buckling Deeds of Sir Gillion de Trazegnies in the Middle East. It was illuminated in 1464 for Louis de Gruuthuse (1422-92), courtier to Philip the Good and the greatest private bibliophile in the Burgundian Netherlands. It was afterwards in the library of François I, king of France 1515-47. The manuscriptis illustrated with 8 large and 44 smaller miniatures. Like the manuscript of the Vengeance, it is in flawless, sparkling condition. The manuscript, estimated at £3-5million, tells the tale of Gillion, a quintessentially medieval romance with knights on horseback, jousting, alove triangle and fantastical accounts of the court of the Sultan. On his wayback from pilgrimage to the Holy Land, Gillion is taken prisoner by the Sultanat Cairo. Fortunately for him, he is spared from death by the Sultan’s loves truckdaughter, who, on receipt of the news that his wife and children athome in Trazegnies have died, he proceeds to marry. Gillion later learns, however, that his first wife and children are still alive. In order to resolve the sin of bigamy, his two wives enter a convent in Belgium and, on Gillion’s death, his heart is buried between them. The bibliographer and founder of the Roxburghe Club exclaimed in 1817, “The reader sighs to take leave of such a volume.”

    Sur ce manuscrit voir la récente édition de Stéphanie Vincent (éd.), Le Roman de Gillion de Trazegnies, Turnhout, Brepols, 2011 (Textes vernaculaires du Moyen Âge, 11)
    Infos et biblio sur le site d'Hanno Wijsman :  Luxury Bound
    ARLIMA


    0 0


    Parmi les richesses de la Pierpont Morgan Library de New York se trouve un précieux Livre d'heures commandité par Pierre de Bosredon, représenté à cheval dans une scène de saint Hubert. La décoration de ce manuscrit, attribuée à Guillaume Hugueniot, enlumineur à Langres, documenté en 1472 pour l'exécution de 27 miniatures d'un exemplaire des Postillae de Nicolas de Lyre (Paris, BnF, Lat. 11972-11973, 11978), offre en maints endroits les armes et devises du Commandeur.


    f. 125r

    On trouvera sur Corsair, le site de recherche de la PML une description et de nombreux folios numérisés.

    Fils de Hugues de Bosredon, baron d'Herment 1390-1454, et de Jeanne de Chaugy, né en 1424, Pierre fut conseiller et chambellan des rois Louis XI et Charles VIII. Chevalier de Rhodes, il commanda entre autres Romagne, Robecourt, Pantaubert, Bure, et Mormant de 1485 à 1513, reçu " en récompense " à son retour de Rhodes. Grand prieur de Champagne en 1511, il fit bâtir le château de Mormant, et une partie de l’église. A sa mort, le 15 juillet 1513, il est enterré dans son mausolée aménagé sous le chœur de l’église de Mormant, où se lit : "A été le tombeau de frère Pierre de Bosredont, qui fut fait, l'an 1506, commandeur de Mormant Ponthaubert" .


    La crypte de Pierre de Bosredon [source]

    Site de l'Association de l'abbaye de Mormant

    C'est à Pierre de Bosredon que Jean de Francières dédie son Livre de Faulconnerie, ca 1458-1459 [ ARLIMA ]


    0 0



    (c) Archives départementales d’Indre-et-Loire, 1 I 22, f. 14v. Bréviaire noté à l’usage de Marmoutier, XIe siècle, fête de saint Malo

    L'abbaye bénédictine de Marmoutier, fondée sur un ermitage de saint Martin, une des plus importantes du royaume de France, posséda nombre de bénéfices en Bretagne, jusqu’à la lointaine Ile de Sein, sise à l'extrémité ouest du diocèse de Cornouaille (1). Elle produisit de ce fait plusieurs abbés bretons : Guillaume de Combourg, ancien archidiacre de Rennes (1114-1120), Robert de Moguer (1155-1166), Geoffroy de Corseul (1189-1216/7), etc. L'abbaye tourangelle cultiva bien évidemment le culte des saints bretons, et plus spécialement celui de saint Malo, un de nos "saints fondateurs", sans doute le plus vénéré dans toute l'étendue de la Francia, et au-delà. Saint-Malo, église donnée à Marmoutier en 1108 par Benoît, évêque d'Aleth, fut un de ses prieurés importants. De même, saint Malo patronne les prieurés de Marmoutier à Saint-Malo de Dinan (2), et hors de Bretagne, à Saint-Malo de Sablé, dans la Sarthe, où se conservaient des reliques du saint breton. 

    Dans la très utile entreprise d'Yves Le Sage de La Haye, Répertoire numérique de la série I. Feuillets et fragments de livres manuscrits avec et sans notation musicale (IXe  – XVIe siècles), Vol. I, Archives départementales, Tours, 2000, p. 43-45 (fichier pdf), est décrit un ensemble composé à partir de couvertures des registres paroissiaux d'Azay-le-Rideau, Berthenay, Mettray, Monts, Noyant, Parçay, Ports, Vallières, Vallères et Veigné, tous datés de 1692, reconstituant ainsi un fragment important d'un bréviaire de Marmoutier. On y trouve, entre autres, une fête en l'honneur de saint Malo donnant en quelque sorte les premiers chapitres d'une version de la vie anonyme du saint breton (début du IXe s.) et non pas le texte bien connu du diacre Bili (fin du IXe s.) :

    f. 13v. In festivitate Maclovii episcopi
    [Ad Vesperas. Ant.] Triumphalem tante festivitatis gloriam.
    [Ad Vigilias] Invit. Regem supernum adoremus (...) mirificavit Maclovium. - Ps. Venite / — In I Noct. Ant. Generosa parentela. — Ant. Parili consanguinitatis. — Ant. Sanctissimum maris. — Ant. O merita pure vite. — Ant. Viro angelico. — Ant. Baptizatis vir sanctus Aletensis urbis. — V. Justum deduxit Dominus / — Lect. I [Vita] Gloriosus confessor Christi Maclovius britannica prosapia. — R. Gloriosus Christi confessor. - V. Parentibus. - Britannica / — Lect. II [idem] Qui dum a puericia litteratorie traderetur discipline sub Brandano. —
    f. 14. R. Dum uterque parens. - V. Rerum suarum. - Hunc tamen / — Lect. III [idem] Ad inditium etiam karitatis, ejus in pectore flagrantis. — R. Qui dum studiis litterarum. - V. Tenerrimos innocentie annos. - Et superiores / — Lect. IV [idem] Qui dum ad litus maris. — R. Innocentem puerum super algam. - V. Interminata.
    f. 14v - Cum agere / - Gloria. - Cum agere / — In II Noct. Ant. Virginem vita periclitantem. — Ant. Ceca vidua. — Ant. Sancti Leontii puero. — Ant. Pauci fideles. — Ant. Ad urbem. — Ant. Expectantibus populis. — V. Amavit eum Dominus / — Lect. V [idem] Mane autem facto non recuperandi spe. — R. Felix inventus. - V. Duo miracula. - Et lumen / — Lect. VI [idem] Innocentem puerum cui brevis gleba. —
    f. 15. R. Beatus Maclovius tribus miraculis. - V. O virum ineffabili. - Dum vite / — Lect. VII [idem] Audistis itaque vicinia. — R. Sanctus videns demoniacam puellam. - V. Exhonerat corpus. - Compatiens / — Lect. VIII [idem] Facto itaque matutinali signo (...) tanti patris se manifestabant meritis impleri. —
    f. 15v. R. Ecce admirabilem virum. - V. Ejus intercessio. - Et cujus / — In III Noct. Ant. Qui claris meritis vite tria corpora reddit nos Macute. - Cant. Beatus vir qui in sapientia / — Ev. [Matth.] Homo quidam peregre / In [Commune] Sanctorum. — R. Vir beatus Maclovius cecitate. - V. O magni imperii. - Oleo / — R. O mire abstinentie. - V. Cibo et somno. - Humane / — R. Quantus in sancti pectore. - V. Coetaneis illius hiemali bruma. - Mediis / — R. Audiens pius pastor. - V. Senilia membra. - Non distulit / Ad Laudes. Ant. Beatus Maclovius Sanctonicis finibus. — Ant. Vir beatus se celare cupiens. — Ant. Sanctonice Patrie. — Ant. Auditis vir sanctus parochie miseriis. — Ant. Regressus ergo invenit patriam. — [Ad Bened.] Ant. /

    Pour l’étude des anciens livres liturgiques de la cathédrale de Saint-Malo, on consultera l’inventaire dressé en 1790. Il fait état encore de riches éléments, entre autres :

    quatre livres d’épistres et évangiles, dont deux anciens et gothiques, les deux autres écrits à la main, tous quatre de bois, revêtus de lames d’argent ouvrées et ciselées en fleurs et figures relevées en bosse, et deus desquels ont été autrefois dorés ; lesquels livres ont été donnés par des évesques très-anciennement et sont armoiés de leurs écussons. Ils se mettent sur l’autel avec les reliques les jours de grandes festes et servent à chanter l’épître et l’évangile …Trois beaux missels reliés en maroquin, dont les coins sont garnis d’argent, et un livre d’oraisons pour l’officiant relié en velours vert garni d’argent. Pouillé de l’archevêché de Rennes, t. 1, p. 696.


    (1) O. GANTIER, "Recherches sur les possessions et les prieurés de l’abbaye de Marmoutier du Xè au XIIIè siècle", dans Revue Mabillon, 1963, p. 93-111, 161-167, 1964, p. 15-35, 56-67, 125-136, 1965, p. 32-45, 65-80. G. BEAUCHESNE, Les possessions en Bretagne, aux XIe et XIIe siècles, des abbayes bénédictines de Touraine, d’Anjou et de Normandie, Paris, 1935 (thèse). Roger GRAND, L’Art roman en Bretagne, Paris, 1958, p. 191-198. A paraître :  Daniel Pichot (Rennes 2), "Les prieurés bretons de Marmoutier (xie-xiie siècles)", dans Britannia Monastica (Cirdomoc, Landévennec)
    (2) Michel Méheut, "Le Prieuré Saint-Malo de Dinan", dans Le pays de Dinan, vol. 23, 2003, p. 287-302

    Sur saint Malo et sa vita (BHL 5116-5124), voir (non exhaustif) :
    Dom François PLAINE, "Vie inédite de saint Malo, évêque d’Aleth", dans Bulletin et Mémoires de la Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine, 16, 1883, p. 137-264.
    Arthur DE LA BORDERIE, "Autre vie de saint Malo écrite au IXe siècle par un anonyme", ibid, p. 265- 312.
    Louis DUCHESNE, "La vie de saint Malo", dans Revue celtique, 11, 1890, p. 1-22.
    L. CAMPION, "Saint Malo, sa vie d'après une prose d'un missel manuscrit du XVe siècle", dans Revue de Bretagne, 1904, p. 64-68.
    Arthur DUCHÊNE, "Étude sur les anciennes Vies de saint Malo", Revue Historique de l'Ouest, 1885, p. 61-80, 134-144, 242-264.
    Albert PONCELET, "Une source de la vie de saint Malo par Bili", dans Analecta Bollandiana, 24, 1905, p. 483-486.
    Ferdinand LOT, "Les diverses relations de la vie de saint Malo", dans Mélanges d’histoire bretonne, 1907, p. 97-206, 287-329, 331-430, 457-476.
    J.-R. DU CLEUZIOU, "La Navigation du moine saint Malo", Mémoires de la Société d'Émulation des Côtes-du-Nord, 76, 1957, p. 45-60.
    Paul QUENTEL, "Du nouveau sur deux Saints, Malo et Servan", dans Annales de la Société d'Histoire et d'Archéologie de l'Arrondissement de Saint-Malo, 1977, p. 238-240
    Pierre RICHE, "Translations de reliques à l'époque carolingienne. Histoire des reliques de Saint Malo", dans P. Riché, Instruction et vie religieuse dans le haut Moyen Âge, 1981, p. 201-218
    Joseph-Claude POULIN, " Recherches récentes sur les origines du diocèse d'Alet", dans Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, 58, 1981, p. 23-34. 
    David YERKES, "The Accounts of saint Machutus in the Breviaries of Hyde and York", dans Revue bénédictine, 91, 1981, p. 383-385.
    David YERKES et Robert BROWN, "A sermon on the birthday of st Machutus", dans Analecta Bollandiana, 99, 1981, p. 160-164.
    David YERKES, "Doing a diplomatic edition of a unique, badly damaged copy : MS. Cotton Otho A, of the Old English Life of Machutus", dans Old English newsletter vol. 16, 2, 1983, p. 71-72.
    Gwénaël LE DUC, Vie de saint Malo, évêque d’Alet ; version écrite par le diacre Bili. Texte latin et anglo-saxon avec traductions françaises (CeRAA), Rennes, 1979 (Recension F. Dolbeau, dans Analecta Bollandiana, 101, 1983, p. 194-196). 
    François DOLBEAU, "Les sources d'un sermon en l'honneur de saint Malo", dans Analecta Bollandiana, vol. 101, 1983, p. 417-419.
    Bernard MERDRIGNAC, "Samson, Malo, Brieuc et les autres ....", dans Le Pays de Dinan, 4, 1984, p. 137-155.
    Bernard MERDRIGNAC, Recherches sur l'hagiographie armoricaine du VIIe au XVe s. Dossier CeRAA, 1985-1986.
    David YERKES, The old english life of Machutus, Toronto/Buffalo/London, University of Toronto Press, 1984 (c. r. de J. R. HALL, dans American Notes and Queries, 23, 1985, p. 125-26) ; "The provenance of the unique copy of the old english translation of Bili, vita s. Machuti", dans Manuscripta, 30, 1986, p. 108-111 ; "The foliotation of the old english life of s. Machutus", dans Florilegium Columbianum, essays in honor of Paul Oskar Kristeller, Italica Press, 1997, p. 89-93.
    Joseph-Claude POULIN, "Les dossiers de s. Magloire de Dol et de s. Malo d'Alet (Province de Bretagne)", dans Francia, 17/1, 1990, p. 160-178 [ en ligne ].
    Bernard MERDRIGNAC, "La "désacralisation" du mythe celtique de la navigation vers l'Autre Monde : l'apport du dossier hagiographique de saint Malo", dans Ollodagos, vol. 5, 1993, p. 13-43.
    J.-P. GURY, Vie de saint Malo, évêque et confesseur : édition, traduction et commentaires de la version du manuscrit Lat. 12404 de la Bibliothèque nationale, Brest, 1994, Mémoire de maitrise).
    André-Yves BOURGES, "Passage du diacre Bili à Lanmeur : une source possible de la Vita de saint Malo", dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 123, 1994, p. 457-464.
    E. GORDON WHATLEY, "Lost in translation: omission of episodes in some Old English prose saints’ legends", dans Anglo Saxon England, 26, 1998, p. 198 sq.
    Séamus MAC MATHUNA, "Contributions to a study of the voyages of St Brendan and St Malo", dans The Otherworld Voyage in Early Irish Literature, 2000, p. 157-174.
    Jean-Luc DEUFFIC, "L'exode des corps saints hors de Bretagne : des reliques au culte liturgique", dans J.-L. Deuffic, Reliques et sainteté dans l'espace médiéval, Pecia, 8-11, 2005 (2006), p. 355-423.
    Essentiel : Joseph-Claude POULIN, L'hagiographie bretonne du haut Moyen Âge, Répertoire raisonné, Thorbecke, 2009, p. 142-198, avec bibliographie, manuscrits.
    Mickael Gendry, "L'immunité du "monastère de Saint-Méen et de l'île de Malo" à l'origine de la création de l'évêché d'Alet", dans Les dossiers du Centre Régional Archéologique d'Alet, vol. 38, 2010, p. 63-86.
    En ligne :
    André-Yves BOURGES, Le culte de saint Malo à Agnetz (Oise) -

    Annexe
    Lettre d'Ingelburge, femme de Philippe Auguste, accordant au chapitre de Saint-Maclou de Bar une relique de son patron, tirée du trésor de Saint-Maclou de Pontoise. 1220 (Archives départementales de l'Aube, 7 G 1)

    I., Dei gracia Francorum regina venerabilibus viris et amicis suis in Xpisto decano et capitulo S Macuti Barrensis salutem et sinceram in Domino dilectionem. Discrecioni vestre et universitati fidelium notum fieri volumus quod, cum, divina inspirante gracia, quandam antiquissimam capsam que in capella domini regis apud Pontisaram a multis retroactis temporibus fuisse dinoscitur, cum honore et reverencia debita, et invocata Sancti Spiritus gracia, faceremus aperiri ; Deus, misericordiarum Dominus, qui in sanctis suis semper est mirabilis, sanctorum nomina, quorum reliquie in eadem continebantur, tam per scripta superposita, quam per miraculosam rei evidentiam, ad laudem sui nominis dignatus est revelare. Inter quas sanctorum reliquias tres dentes beati Machuti sunt inventi. Quo facto, veniens ad nos karissimus noster frater Cristianus, karissimi domini et mariti nostri regis elemosinarius, humiliter et instanter nobis supplicavit, ut ad preces ejusdem elemosinarii, qui de Barro duxit originem, ecclesiam vestram, cujus esse patronus dinoscitur beatissimus Macutus, ejusdem inventis reliquis vellemus decorare. Nos autem elemosinarii predicti precibus tam pium quam benignum prebentes assensum, unum de sacrosanctis beati Machuti dentibus ad laudem et honorem Dei et ecclesie vestre per presencium latorem duximus transmittendum. Actum apud Sanctum Germanum in Laya anno Domini MCC vicesimo mense julio.


    00_a_a_maclou_b_s_a.jpg
    Reliquaire phylactère de la dent de saint Malo, en argent doré, église de Bar-sur-Aube (Inventaire)

    0 0



    En 2011, le ministre de la Culture et de la communication a déclaré Trésor national le Livre d'heures de Jeanne de France, un remarquable manuscrit royal enluminé sur vélin, réalisé en 1452, à l'occasion des noces de Jeanne de France, troisième fille du roi Charles VII.
    Ce livre d’heures n’a pas d'équivalent dans les collections publiques françaises. Son entrée dans les collections de la Bibliothèque nationale de France est donc de la première importance.
    La BnF doit acquérir cette œuvre avant la fin de cette année. Elle a d'ores et déjà mobilisé des mécènes à hauteur de 75 % de la somme. Aidez-nous à lever les 250 000 euros nécessaires pour mener à bien cette acquisition.
    Ce petit volume (108 x 76 mm) se compose de 336 feuillets. Il s’agit de l’une des réalisations les plus exquises et les plus raffinées du règne de Charles VII. La qualité de l'exécution de cet ouvrage témoigne du rang royal de sa destinataire, Jeanne, promise au mariage avec le comte de Clermont, futur Jean II de Bourbon. Les armoiries peintes ne laissent aucun doute sur son identité, notamment l’écu en losange qui se détache sur un drap d’or ; le portrait de la princesse, en prière devant la scène de Mise au Tombeau, figure également dans l’ouvrage, folio 285. Enfin, la genette, petit animal domestique, se retrouve dans l’ouvrage liée par le col à l’initiale « J » par un amusant jeu de mots sur son prénom Jeannette, comme cela existe dans d’autres manuscrits qu’elle eut en sa possession.
    Le peintre qui a exécuté l’ensemble des peintures et des bordures, ainsi que la totalité du calendrier, est l’enlumineur anonyme qu’on appelle le Maître de Guillaume Jouvenel des Ursins. Ce manuscrit est assurément l’une de ses créations les plus raffinées.
    Deux peintures sont d’une autre main, caractéristiques de l’art de Jean Fouquet du fait de l’étonnante maîtrise spatiale. Jean Fouquet est considéré comme le plus grand peintre et enlumineur français du XVe siècle, une figure majeure de l’histoire de la peinture.
    Source : Bibliothèque nationale de France

    0 0



    © Philadelphia, Free Library. Widener 6, f. 29r. Annonciation

    Parmi les manuscrits de la Free Library de Philadelphia, se trouve sous la cote Widener 6 un luxueux Livre d'heures à l'usage de Paris, exécuté dans un atelier de la capitale vers 1410. Roger S. Wieck en a donné une notice, avec bibliographie associée, dans la beau catalogue Leaves of Gold, Manuscript illumination from Philadelphia Collections, 2001, n° 32. On trouvera par ailleurs une description et plusieurs feuillets numérisés sur Digital Scriptorium de même qu'à cette adresse, ou sur le site de la FLP.

    f. 1-12v : Calendrier.
    f. 13-20 : Séquences évangéliques.
    f. 20v-28: Prières à la Vierge (O Intemerata et Obsecro te).
    f. 29-112v : Heures de la Vierge à l'usage de Paris.
    f. 113r-v : blanc.
    f. 114-128 : Psaumes de la pénitence.
    f. : Litanies.
    f. 135v-147 : Heures de la Croix.
    f. 147v-158 : Heures du Saint-Esprit.
    f. 158v-214v : Office des morts, usage de Paris.
    f. 215-224v : Suffrages.
    f. 225-231v : Quinze Joies de la Vierge, en français.
    f. 231v-232 : Les Cinq Plaies du Christ, en français
    f. 232v-236 :  Les Sept Requêtes à Notre Seigneur, en français
    f. 236v-252 : Messes de la Vierge, de la Sainte-Croix, du Saint-Esprit, et des morts.
    i + 252 + i f. 220 x 155 mm. 13 longues lignes

    Ce manuscrit provient du chapitre de Bayeux où il a été catalogué en 1889 [ catalogue en ligne ]. On le retrouve à la vente Belin de 1902, au Catalogue de livres rares manuscrits avec miniatures, lot 2. Joseph E. Widener l'acquiert en 1915. Il rejoint les collections de la Free Library of Philadelphia en 1944 par don des enfants Widener.

    Plusieurs artistes ont participé à la décoration de cet ouvarge : on y a reconnu les mains du Maître des Heures de la Mazarine (f. 13, 15, 17, 19, 20v, 114) d'un suiveur du Maître d'Egerton (six miniatures entre les f. 147v-155) et celles du Maître de Bedford ou d'un de ses disciples (f. 71, 105v, 220v).

    Au f. 252v se lit la note : "Je suis a noble demoiselle Sébastienne Boscher, dame des Aulnays et de Bocquemer". Sur les plats de la reliure, en lettre d'or, dans un cartouche, le motto : "Servire Deo" et "Regnare est". Cette devise (Servir Dieu est régner), largement utilisée, fut celle de plusieurs familles bretonnes, dont les Kermorvan, Jourdain, La Guilhommeraye, etc. Pierre de Foix, évêque de Vannes, l'utilisa également, comme Jacques Bongars, l'historien et philologue français (1546-1612), conseiller d'Henri IV. Toutefois, la notice du catalogue la rattache - je ne sais pour quelle raison - à Marguerite de Lorraine, duchesse de Joyeuse (1564-1625) ...

    Il n'a pas été très difficile d'identifier Sébastienne Boscher. L'Induction et l'Arrêt de maintenue de noblesse de la famille de Caradreux nous ont permis de relever plusieurs informations généalogiques, dont nous extrayons ci-dessous les principaux éléments :

    Le sieur induisant (Messire Julien de Caradreux, seigneur de La Villemoisan) dans le bonheur de sa naissance, a le malheur de n'être pas saisi de tous les actes qui en justifient la haute noblesse, lesquels actes sont en la possession du sieur comte d'Aubigny, dans la maison duquel est tombée celle de l'aîné de la famille de Caradreux, auquel a succédé une fille mariée à l'un des prédecesseurs du sieur comte d'Aubigny ...
    Jean de Caradreux.... était fils puiné de défunt messire Christophe de Caradreux et de dame Sébastienne Boscher, sieur et dame des Aulnays, près Josselin, qui avait un fils ainé nommé messire François de Caradreux qui, le cinquième de novembre 1602, traita avec le défunt père du sieur induisant pour son partage dans les successions de leurs père et mère communs, même pour celle d'un frère mort sans hoirs de corps, par lequel partage se voit le gouvernement avantageux, et comment la terre de La Villemoisan fut donnée en partage au défunt père du sieur induisant qui la possède encore à présent...
    Et pour montrer comme messire Christophe de Caradreux, seigneur des Aulnays, aïeul de l'induisant, épousa dame Sébastienne Boscher, du chef de laquelle procède la terre de La Villemoisan que possède encore à présent le sieur induisant, induit le contrat de mariage dudit Christophe de Caradreux, seigneur des Aulnays, des Loges, de la Motte-en-Beauce, du troisième mai 1561, avec dame Sébastienne Boscher...

    Un contrat de mariage passé entre Messire Christophe de Caradreux, seigneur des Aulnays, des Loges et de la Motte en Beauce, et damoiselle Sébastienne Boscher, fille aînée et héritière de défunt noble homme Arthur Boscher, en son vivant sieur de La Villemoisan, du mariage d'entre lui et damoiselle Yvonne Thomas, dame de Becquemeur, sa compagne, ledit contrat de mariage rapporté par lesdits notaires de Porhouët, du vingt troisième mai 1561.

    Christophe de Caradreux, aïeul paternel du sieur induisant, était fils de noble et puissant Bertrand de Caradreux, chevalier, seigneur de Neuvilette dans le pays du Maine et des Aulnays en Bretagne, et de noble et puissante dame Jeanne de La Chapelle, veuve de défunt haut et puissant seigneur Pierre de Rohan, seigneur du Pont ; lequel Bertrand de Caradreux veuf aussi de dame Gillette Hay, de laquelle elle avait un fils nommé Joachim de Caradreux, duquel la branche est tombée dans la maison d'Aubigny dont le seigneur est propriétaire de la maison de Neuvillette dans la province du Maine, ancien patrimoine des Caradreux. Ce Bertrand de Caradreux, contractant dans un second mariage le 19 décembre 1519 avec dame Jeanne de La Chapelle, lui donne, et aux enfants qui naîtront de leur mariage, la terre et seigneurie des Aulnays qui relève du comté de Porhoët.
    Induit le dit sieur de La Villemoisan ledit contrat de mariage ...avec la ratification faite par Joachim de Caradreux, fils ainé de Bertrand, du premier mariage d'icelui avec dame Gillette Hay ...
    Et pour montrer que Christophe de Caradreux était fils ainé du second mariage de Bertrand de Caradreux avec dame Jeanne de La Chapelle, c'est qu'après le décès d'icelle dame Jeanne de La Chapelle, à laquelle et aux enfants qui naitraient de leur mariage, Bertrand de Caradreux avait donné la terre et seigneurie des Aulnays avec toutes ses appartenances et dépendances, fiefs et juridiction, de tout quoi Christophe de Caradreux, fils ainé de ce second mariage, rendit aveu au seigneur de Rohan à cause de sa comté de Porhouët, sous l'autorité de Bertrand de Caradreux, son père, le dernier mai 1530.
    En 1556, le même Christophe de Caradreux, sous l'autorité du même Bertrand de Caradreux, son père, obtint une commission en la Chancellerie pour appeler au Présidial à Nantes en reprise de procès les héritiers de René de Rohan, successeur de Pierre de Rohan auquel avait été mariée Jeanne de La Chapelle, qui, après le décès d'icelui, épousa Bertrand de Caradreux, lequel donc comme fils et héritier de dame Jeanne de La Chapelle, sa mère, appela au Présidial de Nantes en reprise de procès les héritiers du seigneur de Rohan, pour avoir payement des arrérages du douaire dus à sa mère Jeanne de La Chapelle ... [ source : Y. Le Maignan de Kerangat, "Induction et Arrêt de maintenue de la famille de Caradreux", Association Bretonne, 1931, p. 21, I 1932 ]

    Erection de la terre de Neuvillette en vicomté en faveur de Bertrand de Caradreux

    Le roi François Ier conserva les droits de Claude de Lorraine (Claude Ier de Guise, 1496-1550), comme seigneur de Mayenne sur la terre de Neuvillette lorsqu'il l'érigea en vicomté par ses lettres patentes du 23 de juin 1528, dans lesquelles il déclare qu'il fait cette érection en faveur de Bertrand de Caradreux réduisant à mémoire dit ce monarque que "notre cousin Bertrand de Caradreux est issu de notre maison de Milan et de Montauban, qu'il atteint à la maison d'Orléans et qu'il a pour épouse la veuve de feu notre cher oncle le seigneur baron de Pontchâteau, etc". Il ajoute que lorsque Mayenne sera érigée en duché ce qu'il espère faire, en bref il veut que cette terre de Neuvillette soit dès lors érigée en comté. Elle sera possédée par les descendants de ce Bertrand Caradreux car de son mariage avec la dame de Pontchâteau est issu Joachim de Caradreux, chevalier, seigneur vicomte de Neuvillette, qui épousa Marie de Rohan dont la fille, Renée de Caradreux, mariée à François de Champagne eut Madeleine de Champagne, épouse de Ravaud de Morell, deuxième du nom, comte d'Aubigni...


    Descendance de Christophe de Caradeux et Sébastienne Boscher

    Aux Archives départementales du Morbihan, nous avons retrouvé la descendance du couple Christophe de Caradeux et Sébastienne Bosher, paroisse de Lanouée :
    29 juin 1567. Baptême d'Anne de Karadreulx, fille de noble homme Christophe de Karadreulx, seigneur des Aulnays et de la Motte en Beauce, et de demoiselle Sébastienne Boscher ; parrain noble homme Jean d'Estimbrieuc, sieur de la Villeplansson ; marraines demoiselles Anne, dame du Tayaz et Anne Thomas.  — 12 septembre 1568. Baptême de Bastien de Karadreulx, fils d'écuyer Christophe de Karadreulx et de demoiselle Bastienne Boscher, sieur et dame des Aulnays ; compères nobles gens Sébastien Boscher, sieur de la Villemoisan, et ... . Gaynel, sieur de la Ville-Geffroy ; commère demoiselle Jacquine Boscher, dame du Tayatz ; ledit baptême administré par missire Olivier Gourmil, prieur de la paroisse de la Croix [-Helléan]. — 3 mars 1577. Baptême de Jean de Caradreux, fils de nobles gens Christophe de Caradreux et Bastienne Boscher, sieur et dame des Aulnays ; compères Jean Le Forestier, écuyer, sieur de Callac, et François Riou, sieur du Fresne ; commère demoiselle Françoise de Trécesson, dame du Broutay. —

    La seigneurie de La Villemoysan, paroisse de Croix-Helléan, dépendait du diocèse de Saint-Malo

    Manoir de La Villemoisan à La Croix-Hélléan [ source ]

    Keradreux, Karadreux ou Caradreux (de), sr dudit lieu ; des Aulnays, par. de la Nouée ; du Breil Hay, par. de Saint Gilles ; de Saint-Malo, par. de Ploërmel ; de Neuvillette, au Maine ; de la Fontaine, par. de Mohon ; de la Villemoysan. Ancienne extraction ; réforme 1669, cinq générations ; réformes et montres de 1416 à 1513, paroisses de la Nouée, Ploërmel et Romillé, évêché de Saint Malo, et Saint Gilles, évêché de Rennes.
    D'argent à trois léopards d azur
    Guillaume, docteur ès lois en 1378 ; Jean, fils Guillaume, de la ligue des seigneurs contre les Penthièvre en 1420, épouse Olive de Bodégat, dont Jean, marié à Marie de Montauban, conseiller du duc et maître d'hôtel d'Alain de Rohan qui lui donna la garde naturelle de ses enfants Jean et Catherine de Rohan. Il laissa trois fils : 1) René, attaché à la maison de Jean II, vicomte de Rohan, et amant de Catherine de Rohan, sa sœur, massacré par les gens du vicomte en 1479 ; 2) Alain, homme d'armes dans une montre de 1473 ; 3) Jean, père de Bertrand, sgr de Neuvillette, époux en 1510 de Gillette Hay, dame du Breil.
    La branche aînée fondue en 1655 dans Lantivy [ Potier de Courcy ]
    Voir aux Archives départementales du Morbihan : 13 J 60 -  Aveu de François de Caradreux, sieur des Aulnays, pour le manoir des Aulnays en Lanouée (1620, 1er février).


    Manoir des Aulnais à Lanouée [ source ]

    Le Livre d'Heures Widener 6 ne nous dit rien de plus sur son histoire. Appartenait-il dès l'origine à la famille de Caradreux ? ...

    [ Merci à Guy Ducellier pour son concours ]

    0 0


    Vient de paraître
     


    Pecia. Le livre et l’écrit, 14 (2011)

    Texte, liturgie et mémoire dans l'Église du Moyen Âge


    335 p., 14 b/w ill. + 29 colour ill., 210 x 270 mm.Turnhout, Brepols Publishers
    ISBN : 978-2-503-54385-7

    « Writing recalls history to our memory as if it had been heard... » (Guillaume Durand, Rationale divinorum officiorum, cited by J.-C. Schmitt, Le corps des images, Paris, 2002, p. 132). The history of liturgy (and liturgical books) constitutes today a special field of research for medievalists. That of memory, « by definition, increased and decreased, collective, plural and individual » (P. Nora, Entre mémoire... , p. xix-xx), enters into this interdisciplinarity, which exerts itself more and more naturally and is the subject of numerous publications during the past several decades. The current volume responds to research issues that benefit from a new perspective on the manuscript book in the largest sense of the subject.

    Table of Contents

    Le livre liturgique : musique, texte et image

    Olivier Cullin, Le Graduel de Bellelay aux origines de la liturgie prémontrée
    John Haines, Perspectives multiples sur la note carrée
    Anne-Orange Poilpré, Le royaume de Charlemagne comme Ecclesia? Le témoignage d'un manuscrit liturgique et de ses images
    Guillermo Nieva Ocampo, En la iglesia con alta y sonora voz : liturgia y devoción entre los dominicos reformados de Castilla (1480-1550)
    Ileana Tozzi, I codici miniati della Domenicana suor Eufrasia Burlamacchi al tramonto dell’età medievale

    Le livre manuscrit : mémoire de l'Église et des hommes

    Stéphane Lecouteux, Les anciens légendiers de Cambrai (Xe-XIIe siècles)
    Brian M. Jensen, The Bolognese martyrs Vitalis & Agricola in Ambrose and codex Angelicus 123
    Eva-Maria Butz & Alfons Zettler, Two early necrologies : the examples of Verona (c. 810) and Remiremont (c. 820)
    Alessandra Terracina, Raccontare la storia : un manoscritto poco conosciuto della Chronica Maiora di Beda il Venerabile
    Franklin T. Harkins, Fundamentum omnis doctrinae : The Memorization of History in the Pedagogy of Hugh of St. Victor
    Jean-Luc Deuffic, Des Heures... et des armes. Bertrand de Tourzel et Isabelle de Levis : un couple mécène
    Index des manuscrits cités
    Crédits photographiques

    BREPOLS PUBLISHERS
    Pecia. Le livre et l'écrit [ en ligne ]

    0 0


    La Galerie Les Enluminures présente dans son catalogue un Livre d'heures remarquable par sa reliure renaissance à la fanfare, laquelle porte les noms de "François Le Bigot" et "Perrette Damours".


    © Galerie Les Enluminures

    Les possesseurs de ce Livre d'heures, exécuté dans la vallée de la Loire vers 1465-1475, doivent être à rechercher du côté de la ville de Bourges, où les familles (Le) Bigot et Damours ont eut des rôles importants :
    Perrette Damours, née ca 1520, épouse Claude Lamoignon, échevin de Bourges en 1563 ; porte d'argent, à trois pièces d'hermines de sable
    Robert Damours, maire de Bourges en 1570-1571, 1582-1585
    Robert Bigot, maire en 1540-1541.
    Etienne Bigot, maire en 1599.

    Voir Alain Collas, L'ascension sociale des notables urbains : L'exemple de Bourges 1286-1600), L'Harmattan, 2010 : quelques extraits en ligne

    Description sur le site de la galerie Les Enluminures
    Catalogue Robert Hoe

    Galerie Les Enluminures


    0 0



    © Paris, Bibliothèque nationale de France. Ms. Lat. 1179, f. 2.

    Le Livre d'heures que Macé Prestesaille (ou Presteseille), paroissien de Saint-Saturnin de Tours, fit écrire en 1475, bien que modeste, présente cette originalité de porter de la main même du copiste des relations de naissances ou de décès des membres de la famille Prestesaille, qu'une miniature met en scène, présentée au complet (f. 2) par l'archange saint Michel :

    f. 3 : En lonneur et reuerence de nostre sauueur et redempteur Ihesus et de sa benoiste chiere mere et de tous les sains et saintes de paradis a este faict et compillé cest present liure pour memoirez souuenance des trespassez et principallement pour souuenance de Jehanne fille de feu Colin Prince et Jaquette sa femme en son viuant femme de Macé Prestesaille et aussi pour memorez souuenance des enfans que la dicte Jehanne a euz et conceuz durant le temps de la liance du mariage des dessus dictes [f. 3v] deux parties dont les nopces dudit Macé et de Jehanne sa femme furent le lundi xiiie jour de juing mil IIIIc lxviii et estoit ledit Macé aagé de xxvii ans et ladicte Jehanne aagée de xxi an et deceda la dicte Jehanne le xxvie jour de nouembre mil IIIIc lxxiiii apres lenfantement dung filz dont elle accoucha le jour cy dessus escript entre iiii et v heures apres mydi et la dicte Jehanne deceda de cest monde en lautre entre v et vi heures ce jour mesmes de laquelle deffuncte et de tous aultres pour commemoracion [f. 4] delle Dieu par sa saincte grace et misericorde vueille auoir pitié et mercy des ames presant a tous seigneurs et dames prestres clercs séculiers et aultres qui lyront et orront lire ceste présente titulacion qui leur plaise prier Dieu pour lame de la dicte deffuncte et de tous aultres deffuncts et en dire chaucun une patnostre et aue Maria. lequel liure appartient a Macé P[re]staille et a esté fait et par escheue le penultieme jour de may lan mil IIIIc lxxv f. 9v : Le vendredy xvie jour du mois de mars mil IIIIc lxviii la dicte Jehanne eut une fille a six heures apres midi et la tint sur fons Jehan Giuet viconte de Karentem et furent marraignes Andrée Ogiere seur de la dicte Jehanne et Jehanne La Daulnie bourgoise et a nom icelle fille Jehanne et fut née an la maison de Lange a Tours
    f. 10 : Le mardi vigille de la decollaction mons. saint Jehan Baptiste xxviiie jour daoust [10v] mil IIIIc lxx la dicte Jehanne eut ung filz entre quatre et cinq heures deuers le matin et furent parrains Guion Moreau apoticaire du roy nostre sire et Jehan Benoit receueur de sens et marraine ma dame Guillemine Tourpin dame de la Frogerie lequel filz a nom Guillaume et fut né audit lieu de L'ange
    f. 11 : Le mercredi iie jour doctobre mil IIIIc lxxi la dicte Jehanne eut une fille en enuiron dix heures deuers le matin et fut parrain Jehan Beschu po[u]r maistre Pierre Huet chanoine deureux (Evreux) et marraines Margue [f. 11v] rite Dalles et Jehanne Lagouyne laquelle fille a nom Perrine et fut née audit lieu de Lange.
    Au f. 12 : Le mardi xve jour de septembre mil IIIIc LXXII, à heure de vespres, la dicte Jehanne eut une fille, et fut parrain Jehan Gaudin, maistre des euvres de monseigneur de Bueil, conte de Sancerre, et ses marraines Marguerite Maignée, femme de Yvon du Val, capitaine de la Marchiere (1), et Rouse de Vignolles, fille de Perot de Vignolles, et de Marie de Levemont ; laquelle fille a nom Jehanne, et fut née à Chemillé, en la maison de Rambondais.
    f. 13 : Ce mercredi XIIIe jour de januier mil IIIIc lxxiii la dicte Iehanne eut une fille a six heures deuers le matin et fut parrain maistre Pierre Lechebien licen[cié] en loys lieuten[ant] du p[re]vost de Tours et ses marraines Iacquete femme de Noillac apoticaire et Jehanne fem[m]me de Jehan de Bresche peletier de ma dame de Bueil contesse de Se[n]cerre [f. 13v] laquelle fille a nom Perrine et fut née audit lieu de Lange.
    Ce sapmedi xxvie jour de nouembre mil IIIIc lxxiiii, la dicte Jehanne eut ung filz au dit lieu de Lange entre quatre et cincq heures aprés midi qui ne vesquit que enuiron demye heure et entre cinq et six heures ce soir mesmes elle deceda et furent ensepulturez le lendemain jour de dimanche en une fousse en lesglise de Saint Saturnin de Tours pres ses feuz pere et mere de chaiscun deulx Dieu par sa [ f. 14] saincte grace pitié et miséricorde leur face a lame. Amen.
    La première fille de la dicte deffuncte trespassa le jour dung lundi en leage de quinze moys et fut ensepulturée en lesglise Sainct Saturnin a Tours
    La seconde fille de la dicte deffuncte trespassa le jour de saint Gacien xviiie jour de décembre mil IIIIc lxxi en leage de deulx moys et demy et fut ensépulturée en ladicte église [f. 14v]

    (1) Yvon du Val, chevalier, seigneur de Niafle près de Craon, capitaine de la Marchère, secrtaire du roi Charles VII par lettres du 6 juillet 1437, épousa la même année Marguerite de Maynence. 
    Le château de la Marchère : Propriété de la famille de Bueil à partir de 1367 et siège de leur justice seigneuriale.

    ADIL, 3E 1/3, 22 juin 1490 : "le dit Macé Presteseille a promis et promect de faire prendre à sa dite fille le dit Pierre Dulieu a mary espoux en face de notre mere saincte eglise au cas que Dieu et notre mere eglise se y accordent", Histoire et société, Mélanges offerts à Georges Duby, PUF, 1992, p. 90.

    Paris, Bibliothèque nationale de France, Lat. 1179. Numérisé sur Gallica
    F. Avril & N. Reynaud, Les manuscrits à peintures en France, n° 79.

    0 0

    Les Champrond (t) n'ont guère été de grande noblesse. Tout au plus, appartenaient-ils à "la bonne bourgeoisie de Chartres". Pourtant le hasard nous a fait retrouver deux Livres d'heures qui furent en possession de cette famille, conservés paradoxalement loin de leurs bases géographiques.


    Angelot sur la porte de l'Hôtel de Champrond à Chartres [ source ]
    Blason des Chambrond dans l'église de Hanches [ source ]

    Le premier de ces manuscrits fait partie aujourd'hui des collections de la Bibliothèque Mériadeck de Bordeaux (ms. 93)et provient d'un don de M. Soulé, médecin. Composé de 143 f. sur parchemin et mesurant 162 x 105 mm, son exécution se situe autour des années 1400. Malheureusement les miniatures ont toutes été effacées par des procédés chimiques et de ce fait l'étude iconographique de ce manuscrit reste impossible. Au f. 143v on trouve pourtant cette note : Anne Piedefer, femme de mons. L’advocat du Roy à Chartres. Rendez les luy.
    Il est généralement admis que cette Anne de Piedefer était la fille de Robert Piedefer, seigneur de Guyancourt, Garencières et Viry, avocat du roi au Châtelet de Paris (+10 avril 1541) et de Madeleine Symon, dame de Gombaines et de Saint Liépard, en Brie (1485-+5 février 1522).
    Pourtant ce passage d'un aveu des Archives départementales de l’Oise pourrait remettre en question cette filiation :

    ADO, H 2628 : "Prestation de foi et hommage à noble homme maître Charles Lecoq, conseiller du roi, président des généraux des monnaies, seigneur du fief Pasquier, sis à Mitry, comme ayant le droit de Charles Culdoé, bourgeois de Paris ( = + 1 décembre 1536, inhumé à Saint-Gervais, Paris), par Michel de Champront, fils aîné d'Anne Piédefer, jadis femme de maître Étienne de Champront, avocat du roi à Chartres, et fille de feu maître Jacques Piédefer, seigneur d'Épiais-en-France et avocat au Parlement, tant pour lui que pour Bienvenue de Champront, sa sœur, femme de maître Pierre de Givês, prévôt de Chartres, à cause d'un manoir, sis à Mitry en la rue de Rommenois (= aujourd'huy Romnois), 2 mars 1531. 

    Étienne de Champrond, seigneur d'Ollé, 1531 (AD. 28, B 186), était le fils de Michel de Champrond et de Bienvenue de Cosses, dite de Vic, "native de Duon le roy" ( = Dun-sur-Auron) en Berry, lesquels eurent 19 enfants, mais "ne resterent que trois fils et 3 filles" : "Estienne" ; Michel, chanoine de Chartres, "prieur et curé de Saint-Martin Dolle" ; Jean, "mort en jeunesse" ; Bienvenue et Jeanne.
    Jacques de Piedefer, seigneur d'Epiais et de Bordes, fils de Robert IV Piédefer et de Pierrette Bracque, épousa Jeanne Poignant, fille de Pierre Poignant, seigneur d’Athis et Louans, maître des requêtes, et de Jeanne Goumy.

    Anne de Piedefer
    et Etienne de Champrond eurent comme enfants :
    - Michel de Champrond, fils ainé, "maitre de la Chambre des comptes", qui épousa Anne de Conan
    - Claude de Champrond, "chanoine de Chartres et prieur de sainte-Foy lequel mourut étudiant à orléans et y fut entéré aux Jacobins devant Nostre Dame de Pitié"
    - Bienvenue de Champrond, mariée en 1515 à Pierre de Givès, seigneur de Gas et de Lèves, licencié en lois, prévôt de Bonneval, puis de Chartres, décédé avant décembre 1539, fils de Regnault de Givès, seigneur de Lèves (1459-1524) et de Jehanne Cadou (+ ca 1508). [source : Mémoires de la Société archéologiques d'Eure-et-Loir, 1914]
    - Jeanne, "morte à lage de 4 ans"
     
    ¤ Généalogie de Piedefer : Histoire généalogique par ordre alphabétique des Présidens et conseillers au parlement de Paris jusqu'en 1712 par Banchard [ en ligne ]
    ¤ Généalogie de Champrond : Histoire généalogique par ordre alphabétique des Présidens et conseillers au parlement de Paris jusqu'en 1712 par Banchard [ en ligne ]
    Armes des Champrond : d'azur, au griffon d'or
    Armes des Piedefer : échiqueté d'or et d'azur


    Notice
    du manuscrit sur le site « Manuscrits Médiévaux Aquitaine »
    © Bordeaux, Médiathèque Mériadeck
     
    Le deuxième manuscrit, arrivé par la destinée à Trogen, petite bourgade suisse, a intégré la Bibliothèque cantonale d'Appenzell Rhodes-Extérieures (CM ms. 8). Il a fait partie des collections du président du tribunal supérieur Carl Meyer (1873-1947).


    © Trogen, Kantonsbibliothek Appenzell Ausserrhoden

    Ce Livre d'heures de 104 f. (140 x 70 mm), à l'usage de Paris, porte un almanach pour les années 1528-1559, ce qui indique une exécution autour de cette première date. Les armes aux grandes miniatures sont celles de Champrond, avec la devise : "Lamour mest deu". La notice de Hannes Steiner, dans "Die Handschriften der Sammlung Carl Meyer", Sammlung Carl Meyer in der Kantonsbibliothek Appenzell Ausserrhoden in Trogen. Katalog der Handschriften und der Drucke bis 1600, précise que le manuscrit fut à Michel de Champrond. Je ne sais sur quel indice se base cette attribution...
    Notice catalogue pdf [ en ligne ]                 
    Numérisé en ligne sur E-CODICES

    Michel de Champrond était le fils ainé d'Etienne de Champrond et d'Anne de Piedefer, possesseurs du premier Livre d' heures décrit.

    Michel, sgr de Dolle, Douville et d'Espiez en france, conseiller du roy et maitre ordinaire en la chambre des comptes à Paris qui épousa Anne de Conan, fille de Pierre de Conan de n... [ = Marguerite ] des Fontaines fille de Tristan des Fontaines et soeur de François de Conan, led. des Fontaines conseiller en parlement avoit épousé Ambroise Allegrin il y eut de ce mariage plusieurs enfans tous morts en jeunesse excepté 2 fils et 2 filles.

    "Damoiselle Anne de Connan veufve de feu maistre Michel de Champrond en son vivant auditeur des comptes à cause de ses seigneuries de Hanches, la Tourneuve, Vinerville & autres, ses seigneuries assises audit comté par M. Toussaincts Rousseau son recepveur assisté dudict Maheas" (source : Nouveau coustumier général)

    Anne de Conan, veuve de Michel de Champrond, seigneur d’Ollé, 1542 (AD. 28, B 186)
    AD 28, G 228, 1559-1560. Foi et hommage à Anne de Conan, veuve de Michel de Champrond, sieur d'Ollé, pour des terres au terroir du Moulin-à-Vent, à Fadainville.

    Archives départementales de L'Oise, H 2628 : "Prestation de foi et hommage à noble homme maître Charles Lecoq, conseiller du roi, président des généraux des monnaies, seigneur du fief Pasquier, sis à Mitry, comme ayant le droit de Charles Culdoé, bourgeois de Paris, par Michel de Champront, fils aîné d'Anne Piédefer, jadis femme de maître Étienne de Champront, avocat du roi à Chartres, et fille de feu maître Jacques Piédefer, seigneur d'Épiais-en-France et avocat au Parlement, tant pour lui que pour Bienvenue de Champront, sa sœur, femme de maître Pierre de Givês, prévôt de Chartres, à cause d'un manoir, sis à Mitry en la rue de Rommenois, 2 mars 1531. — Prestation de foi et hommage à Madeleine Quétier, veuve de maître Charles Lecoq, président des généraux des monnaies, seigneur du fief Pasquier, par Regnaud, Anne et Michel de Givês, enfants et héritiers de Pierre de Givês, prévôt de Chartres, et de Bienvenue de Champront, à cause de leur manoir à Mitry en la rue de Rommenois, 5 juin 1551".

    On consultera aux Archives nationales, l'Inventaire après décès de Michel de Champrond, seigneur d'Ollé, conseiller du roi, maître ordinaire en la chambre des comptes, demeurant rue Saint-Antoine, vis-à-vis la croix de Sainte-Catherine, dressé à la requête d'Anne de Connan, sa veuve, ayant la garde noble de Michel, Jean, François et Anne de Champrond, ses enfants (22 f.) : tapisserie, bagues, joyaux, vaisselle d'argent ...   (Paris, Archives nationales, Minutier central, XIX, 268)
     
    Michel de Champrond, seigneur d'Ollé, décéda le 1er août 1539 fut inhumé à l'origine à Sainte-Catherine de la Couture, prieuré de l'ordre du Val des Ecoliers, puis transféré dans l'église parisienne de Saint-Paul [ Epitaphier du Vieux Paris numérisé sur Gallica ]

    "Cy gist feu noble homme messire Michel de Champrond, en son vivant seigneur d'Ollé, d'Onville, Barronville et des Prés, conseiller du roy et maistre ordinaire en sa Chambre des comptes a Paris, qui trespassa en son hostel, rue Sainct Anthoine, parroisse de Sainct Paul, le premier jour d'aoust, l'an M D XXXIX. - Priez Dieu qu'il ait l'ame de luy et de tous trespassez"

    De Champrond : d'azur, au griffon d'or
    De Conan : d’azur, à dix billettes d’or posées 4, 3, 3, 1
    Voir en ligne : Succession d’Anne de Conan, Angers 1532 (Odile Halbert)
     
    Michel de Chambrond fut peut-être commanditaire d'une restauration partielle de l'église de Sainte-Foy de Chartres, prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Jean en Vallée : ses armes se voyaient à une clé de voûte et dans une des verrières.  (Histoire mss, p. 572). 

    Sur les familles Champrond et Conan on consultera avec profit l'étude de J. Dupèbe et Philippe Hamon, Humanistes en famille : les Meigret, dans Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance, LII, 1990, p. 333-344.
    Champron = BnF, Dossiers bleus, 167 ; Chartres, ADEL E 1420 et G 960
    Génalogie Piedefer (Etienne Pattou)
    Généalogie Poignant (Etienne Pattou)

    0 0


    Catherine Ascelin ? en prières devant sa patronne
    © Henry E. Huntington Library and Art Gallery, San Marino, California, HM 1164.

    Le Livre d'heures HM 1166 de la riche bibliothèque Huntington de San Marino, à l'usage de Rouen, exécuté dans la seconde moitié du XVe siècle, porte au f. I l'ex-libris de Jean-Baptiste Midorge, “ex libris Joannis Baptistae de Mydorge”. Il doit s'agir ici de messire Jean-Baptiste de Midorge, seigneur de Mondorin, qui épousa dame Marie-Jeanne de Froutignière. Il était frère de Marie de Midorge, veuve en 1667 de César Fontaines, sieur de Cardonville.
    Ce Livre d'heures et de raison contient sur trois précieux feuillets les naissances et baptêmes des 12 enfants de "Monsieur Mydorge, sieur de Fretay", et de son épouse "Marie le Bossu", aux “fons de St. Paul de Paris”, et la date de leur mariage, entre les années 1511 et 1561.
    On peut avancer que le manuscrit leur est advenu directement de leurs père et mère, Galois Mydorge et Catherine Ascelin. Une miniature représentant une femme en prières devant sainte Catherine pourrait laisser penser qu'il s'agit peut-être - compte tenu de la date d'exécution du manuscrit - d'une parente directe de Catherine Ascelin, mère ou belle-mère, portant le même prénom, pour qui ce Livre d'heures semble avoir été exécuté.

    Parallèlement nous avons retrouvé aux Archives nationales (AB/XIX/3297/C), à Paris, un autre Livre de raison des Mydorge, rédigé par Jean Mydorge à partir de la naissance de ses enfants, vers 1546, et continué par la suite jusqu'en 1742. Ce document semble être un double des notes du Livre d'heures de San Marino. Voir ci-dessous, en fin d'article.

    Armes des Midorge : d'azur au chevron d'or accompagné de 3 épis d'orge de même, deux en chef, un en pointe
    Armes de Catherine Ascelin : d'argent à un fer de moulin de sable

    Généalogie des Midorge.
    Sources : Bibliothèque historique de la ville de Paris (ms 1215-1216)

    1. Galois Midorge, originaire du Dauphiné, commissaire des guerres, épouse Catherine Asselin
    1.1. Jean Midorge, sieur du Fretay, bourgeois de Paris, épouse Marie Le Bossu, fille de Pierre Le Bossu, sieur de Monthyon, et de Jeanne Olivier
    1.1.1. Jean Midorge, commissaire au Châtelet puis au parlement de Paris en 1596, épouse le 19 mai 1573 Madeleine de Lamoignon, fille de Charles de Lamoignon, seigneur de Basville, conseiller d’Etat, et de Charlotte de Basançon
    1.1.1.1. Claude Midorge, trésorier général de France en Picardie épouse N. de La Haye
    1.1.1.2. Jean Midorge, chevalier de Malte, commandeur de Beauvoir en Gâtinais
    1.1.1.3. Pierre Midorge, chevalier de Malte
    1.1.1.4. Raymond Midorge, commissaire ordinaire des guerres épouse N. de Noirfontaine
    1.1.1.5. Madeleine Midorge épouse par contrat du 13 janvier 1602 Prosper de La Mothe, sieur de Montberaut, commissaire au châtelet de Paris
    1.1.2. Gaston Midorge, trésorier de l’artillerie, épouse Louise Le Clerc, fille de François Le Clerc et de Marguerite de Larche
    1.1.3. Audebert Midorge, trésorier des gardes écossaises du roi
    1.1.4. Marie Midorge épouse Pierre Le Maçon, avocat en parlement
    1.1.5. Rachel Midorge épouse Aymon Le Bel, trésorier principal de l’extraordinaire des guerres en Bretagne
    1.2. Anne Midorge épouse Galois de Raconis, commissaire de l’artillerie et lieutenant du grand maître


    La ferme de Fretay, à Tournan-en-Brie, au début du XIXe s. carte postale.

    Le Livre d'heures de la Huntington Library porte une liste précieuse de noms issus des grandes familles parisiennes de l'époque. Nous avons essayé d'en identifier certains :

    Monsieur Mydorge sieur de Fretay

    Jean Midorge, fils de Galois Midorge et de Catherine Assellin, épouse par contrat ( 25 juin et 12 juillet 1545) Marie Le Bossu. Trésorier, garde des artilleries et munitions du roi en la charge du Languedoc et payeur de la compagnie du seigneur de Dampierre :
    "Jeanne Olivier, veuve de Pierre Le Bossu, seigneur de Monthyon, receveur général des Monnaies, demeurant à Paris, mère de Marie Le Bossu, s'engage à donner aux futurs époux une somme de 2550 livres tournois en deniers comptants, sur laquelle le futur sera tenu vestir et habillier sadicte future espouse, et de leur compter, le jour de leurs épousailles, une somme de 300 livres tournois, le tout pour les droits successifs de Marie Le Bossu sur les biens de son père. De plus Catherine Ascelin, veuve de Gallois Mydorge, commissaire ordinaire de l'artillerie, mère de Jean Mydorge, donne à son fils ainé la moitié de la terre et seigneurie de Fretoy-en-Brie (près Nangis). A la suite de l'acte se trouve le reçu délivré par Jean Mydorge et par Marie Le Bossu, sa fiancée, d'une somme de 1875 livres tournois en écus d'or, à valoir sur la somme de 2550 livres promise, et en outre de celle de 300 livres tournois mentionnée au contrat" (Insinuations Châtelet, n° 2188 : Paris, AN Y92 f. 95v).
    Voir : Archives départementales seine-et-Marne, E 59 1551-1553, terrier à Jeanne Olivier veuve de Pierre Le Bossu - Généalogie LE BOSSU [ en ligne ]
    "Jean Midorge écuyer sieur de Fretay pres Tournehan en Brie fut marié avec Marie Le Bosssu fille de Pierre Le Bossu sieur de Montyon conseiller en parlement et de Jeanne Olivier dont vinrent 3 fils et 2 filles" (Ms. A)

    Damoiselle Marie Le Bossu

    Marie Le Bossu, femme de Jean Midorge, fille de Pierre Le Bossu, sieur de Monthyon, et de Jeanne Olivier. Le Bossu, seigneurs de Monthyon depuis 1495. Armes : d'or à 3 têtes de maure de sable tortillées d'argent (Armorial 1696)

    Monsieur Morler du Muse au trésor des ligues

    Demoiselle Marie Mauque

    Voir notice suivante.

    Claude Olivier sieur de Barynuillier

    20 février 1540. Hommage de partie de fief, terre et seigneurie de la Borde-Fournier, rendu par Marie Mauqué (sic pour "Maigné"), damoiselle, veuve de Claude Olivier, écuyer, seigneur de Ballaivilliers, héritière de Guérin Mauqué (sic pour "Maigné"), son frère, époux de Marie Bochard. L. Mirot et J.P. Babelon, Hommages rendus à la Chambre de France : Prévôté et vicomté de Paris ; bailliages de Senlis, Clermont-en-Beauvais et Valois, n° 281. Voir AD Seine et Marne, E 1820 : Nomenclature des anciens propriétaires de La Borde-Fournier, d'après les titres : ... Guillaume Ligier. écuyer, prévôt de l'artillerie ; — Guérin Mauque, écuyer, époux de Marie Bochard ; — Marie Mauque, veuve de Claude Olivier, seigneur de Balainvilliers, fille du précédent ; — maitre Claude Pichon, notaire au Châtelet de Paris, et Claude Mauque, sa femme, etc.
    "Claude Olivier seigneur de Balainvilliers, âgé de 12 ans le 30 juin 1480 lorsqu'il fut émancipé par son pere (= Jacques Olivier x Jeannette de Noviant) étoit sous la garde de la mere en 148S & épousa Marie Maigné laquelle étant veuve fit hommage le 20 février 1529 de la part qu'elle avoit en la terre de la Bordefournier à elle échue de la succession de son pere" (Père Anselme)

    Anne Le Bossu

    Anne Le Bossu, soeur de Jean, archidiacre de Josas, épouse de Edmond Brethe

    Edmond Brette greffier des auditoirs du Chatelet de Paris

    Edmond Brethe, mari d'Anne Le Bossu, ci-dessus. Voir aux Archives du château de Chantilly, 1 BA 033 : Aveu d'Emond Brethe, écuyer, bourgeois de Paris (maison et ferme à l'opposite du carrefour de la croix d'Eaubonne), 3 juillet 1550. - 1 CA 017 : Bail à loyer fait par Emond Brèthe, greffier des auditoires du Châtelet de Paris, à Jean Martin, laboureur à Vinantes, d'une maison sise devant l'église de Vinantes, avec 34 arpents de terre et dix arpents de bois en gruerie, 29 septembre 1543. - Les Brethe portaient d'azur au sautoir d'argent cantonné de 4 roses de même (Ms. A.).

    Monsieur Le Bossu sieur de Montyon 

    Pierre Le Bossu, seigneur de Monthyon (près de Meaux), "receveur des boestes, profits et émoluments des monoyes et payeur des gages des généraux", épouse Jeanne Olivier. Partage le 22.2.1563.

    Jeanne Olivier

    Jeanne Olivier, femme de Pierre Le Bossu, fille de Claude Olivier et de Marie Maugué (ou Mangné)

    Jehan Mydorge

    Jean Midorge : "Jean Midorge seigneur de la Maillarde conseiller en la Cour de Parlement de Paris en 1573, le 12 juin, lequel fit partage avec ses frères et soeurs des biens delaissez par le trépas de Jean Midorge et Marie Le Bossu leurs père et mère les 30 may et 7 juin 1606 et 26 feb. 1607, et épousa par contrat du 19 may 1573 n'estant pour lors que conseiller au Chatelet de Paris, Madeleine de Lamoignon fille de Charles de Lamoignon chevalier seigneur de Basville conseiller d'Etat et maistre des requestes de l'hotel du Roy et de Charlotte de Besançon dont vinrent 5 fils et une fille" (Ms. A). Sans doute le "Joannes Myndorgius Parisiensis" du Livre d'emblèmes offert par les Ligueurs au cardinal Enrico Caëtani, légat du pape (Paris, BnF, Nlle acq. Lat. 2636). Parmi les enfants : Claude Midorge, célèbre mathématicien (1595-1647), alias « D.A.L.G. », trésorier de la généralité de Picardie,  membre de l'académie du P. Mersenne, correspondant de Descartes.
    Jean Midorge mourut en juillet 1580 selon d'Hozier (source)
    Tombes à Saint-Paul de Paris, épitaphes :
    Cy devant gist noble homme et sage Monsieur Maître Jehan Mydorge en son vivant seigneur de Maillarde, conseiller du roy en sa cour de Parlement, qui deceda le ... jour de juillet 1580, et de son âge le 68e
    Cy gist noble damoiselle Madeleine de Lamoignon, sa femme, qui deceda le ... - Priez Dieu pour eux.
    Source : Epitaphier du vieux Paris, tome XI, p. 107-108, n° 4945.

    Jehan Le Bossu Archidiacre de Jozas

    Jean Le Bossu, archidiacre de Josas : Le bureau de la draperie était à la rue des Déchargeurs dans une maison appelée les Cameaux. En 1527, c'était un vieux logis qui appartenait à Jean Le Bossu, archidiacre de Josas et que les drapiers lui achetèrent pour le prix de 1,800 livres en échange d une autre maison dont ils étaient propriétaires, située vers le Chevalier du guet (Sauval, II, 472) - Jean Le Bossu, archidiacre de Josas en l'église de Paris : déclaration par lui faite à Edmond Brethe, greffier des auditoires du Châtelet de Paris, mari d'Anne Le Bossu, sa soeur et héritière, portant que les acquisitions du moulin Martinot à Eaubonne, de 22 livres tournois de rente sur les moulins, et des terres dites "de Maugarnye", audit Eaubonne, effectuées par Jean Duberle, son serviteur, ont été faites de ses deniers, et qu'il n'entend rien réclamer à ce sujet, sauf une rente de 70 sols sur une maison à Eaubonne, et ce qui se trouve enclos dans les jardins et vignes dudit Le Bossu. 29 mai 1549 (Insinuations Châtelet, n° 3077). Voir aussi aux Archives du château de Chantilly, plusieurs pièces le concernant : 1-BA-029 : Foi et hommage par Jean Le Bossu, archidiacre de Josas en l'église de Paris, héritier de Gilles Le Bossu, son père, 31 janvier 1520 [1521]. - Foi et hommage par Nicolas Brethe, chanoine de l'église de Paris, donataire de Jean Le Bossu, son oncle, 24 septembre 1562. - 1 BA 033 : Echange de biens entre Jean Le Bossu, chanoine et archidiacre de Josas en l'église de Paris, et Vaast Le Prévost, procureur général du Roi sur le fait des Eaux-et-Forêts de France ; Le Bossu cède des biens à Vinantes et à Saint-Denis en échange de biens à Eaubonne et de bois dans la forêt de Montmorency ; 11 avril 1531. Le Bossu vend ces biens et ces bois à Anne de Montmorency, 18 novembre 1531, etc...

    Jaques Bochetel secretaire du roy et tresorier de la maison

    En 1541, Guillaume Bochetel, seigneur de Sassy et de la forêt de Thaumier, secrétaire du roi François Ier, devient seigneur de Breuilhamenon. Son fils, Jacques Bochetel, est trésorier du dauphin, secrétaire de la chambre du roi, greffier de l'ordre de saint Michel, maire de Bourges en 1552, Ambassadeur extraordinaire du roi François Ier en Suisse puis en Flandre, gentilhomme de la chambre du roi Charles IX de France, Chevalier de l'ordre sous le roi Henri III de France et Conseiller d'État sous le roi Henri IV. Il est seigneur de Breuilhamenon des terres de Plou, de 1558 à 1575. Il donne cette seigneurie en dot à sa fille Marie qui épouse Michel de Castelnau Mauvissière, sous condition de joindre le nom de Bochetel à celui de Castelnau (Wikipedia).

    Catherine Asselin

    Catherine Asselin, femme de Galois Midorge. La famille Asselin parait être originaire de Normandie, d'où les caractéristiques liturgiques de ce Livre d'heures.

    Galois de Mydorge esveques sieur de Fretay commissaire ordinaire de l’artillerie

    Galois Midorge, "commissaire des guerres et natif de Dauphiné fut marié a une damlle nommée Catherine Ascelin laquelle portoit pour armes d'argent à un fer de moulin de sable." (Ms. A). Décédé le 16 août 1538, inhumé à Saint-Paul (Epitaphier). Le 23 août 1548, sa veuve donne à Jean Midorge, son fils, "payeur de la compagnie du seigneur de Vassé", des terres à Crosnes, "nouvellement plantées en vignes par sondit fils" (Insinuations Châtelet, n° 3175)

    Gaston Mydorge

    Gaston Midorge, fils de Jean et de Marie Le Bossu, né le 5 novembre 1547. "Gaston Midorge trésorier général de l'artillerie tant de ça que de là les monts en 1596 fut marié 2 fois la 1. avec Louise Le Clerc fille de François Le Clerc secrétaire du Roy et de Marguerite de Larche dont il eut 2 fils et 3 filles. la 2 avec Marie Aubert fille de Guillaume Aubert advocat général en la Cour des Aydes de Paris et de Barbe Roger dont il eut encore 2 fils et 1 fille" (Ms. A). Paris, AN Y3894, Registres de tutelles, 20 décembre 1629 [ numérisé ] - Voir conflit entre sa veuve et François et Jean Midorge [ lien ]

    Gaston Olivier grand Archidiacre d’Angers

    Sur ce personnage, voir Françoise Lehoux. Gaston Olivier, aumônier du roi Henri II (1552), Bibliothèque parisienne et mobilier du XVIe siècle, Paris, l'auteur. Archidiacre et chanoine d'Angers, aumônier de Saint-Denis, il venait à peine d'être nommé l'un des aumôniers ordinaires du roi, et appelé au Louvre, lorsqu'il mourut à Paris, le 18 août 1552, à peine âgé de 45 ans.

    Monsieur Ariole de La Planche cure de Deneze en Anjou

    Sans doute Nicolas de La Planche, curé de Dénezé-sous-Doué. Il avait accordé aux tailleurs de pierre une chapelle dédiée à Saint-Nicolas où étaient célébrés en alternance les cultes catholiques et protestants [ source ]

    Madame Marie Mauque

    Marie Mauque (ou Maigné) veuve de Claude Olivier, seigneur de Balainvilliers. Plusieurs sources donnent la forme "Maigné".

    Sarra Mydorge

    Sarra Mydorge, fille de Jean Mydorge et de Anne Le Bossu, née le 13 aout 1549, morte le 4 aout 1553 "d'une fiebvre chaulde et dune plorezie" (Livre de raison, AN AB/XIX/3297/C)

    Jacques Olivier archidiacre Doutremarne en l’eglise d’Angers prieur de l’appy en Picardie

    Jacques Olivier, archidiacre d'Outre-Maine le 20 août 1537, neveu de Jean Olivier, évêque d'Angers

    Madame Denise Brette

    Monsieur Savignac receveur des generaux des Monnoies et de l’hotel dieu

    Jean de Savignac, receveur général des monnaies en 1557, receveur de l'Hôtel-Dieu de Paris (1541)

    Estienne Mydorge

    Etienne Mydorge, fils de jean Mydorge et de Anne Le Bossu, né le 2 mars 1550 (Livre de raison, AN AB/XIX/3297/C)

    Galois de Raconis Commissaire <?> de l’artillerie et lieutenant a Paris de Monsieur le grand M[aitre] de d<?>dle

    Galois de Raconis, commissaire ordinaire de l'Artillerie au Gouvernement de Paris et de l'Ile-de-France, lieutenant du Grand Maître. Il épouse Anne Midorge, fille de Galois Midorge et de Catherine Asselin.

    Bruno Neveu, Un historien à l'École de Port-Royal : Sebastien le Nain de Tillemont 1637-1698, Martinus Nijhoff, 1966, p. 5, note 1. Voir généalogie des Raconis [ fichier pdf ]

    Estienne de la Planche l’un des quatre esauffesmes de France

    Etienne de la Planche, avocat, un des quatre chaufecires de la chancellerie, vers 1555. Epitaphe de son fils Jacques : "Aussy gist Jacques de La Planche, fils de noble homme Estienne de La Planche, L'un des quatre chaufecires hereditaires de la Chancelerie de France, et de noble damoiselle Ysabele Vincent qui trespassa en l'age de 13 mois le vendredy 5e ...". Epitaphier du vieux Paris : recueil général des inscriptions ...1989, p. 101.

    Damoiselle Bochetel

    Marie Bochetel ? épouse de Michel de Castelnau Mauvissière

    Monsieur Bourdin conseilleur du roy et secretaire de ses finances

    Jacques Bourdin, fils de Jacques Bourdin, notaire et secrétaire du roi, et de Catherine Brinon, appartenait à une famille influente. Son frère Gilles, avocat très distingué, était devenu procureur général au parlement. Quant à lui, il devint, en 1549, secrétaire des finances après avoir été attaché à Guillaume Bochetel, secrétaire d'État, dont il avait épousé la fille. Il fut chargé de dresser les instructions des envoyés du roi au concile de Trente ... C'est encore lui qui avec M. de Morvillier, évêque d'Orléans, négocia le traité conclu à Troyes le 9 avril 1564 qui enleva définitivement Calais à l'Angleterre malgré les réserves de cette puissance. Il mourut le 6 juillet 1567, assisté par Claude d'Espence. On lit dans Moreri qu'il demanda par son testament à être enterré sans pompe et voulut que son corps fût porté dans la fosse publique de l'hôpital de la Trinité, rue Saint Denis, précédé d'une lanterne seulement. Ses armes qui étaient d azur à trois têtes de cerf d'or se voient aux voûtes de l'église de Medan [ source ].

    Marie Mydorge

    Marie Midorge, fille de Jean Midorge et de Marie Le Bossu, née en 1551 : "Marie Midorge femme de Pierre Le Maçon advocat en parlement" (Ms. A)

    Monsieur le Bossu sieur de Montyon

    Madame la receveuse de l’escurye du roy lyomec (?)

    Madame la tresoriere de Raconis

    Audebert Mydorge

    Audebert Midorge, fils de Jean Mydorge et de Anne Le Bossu, né en 1553. Trésorier des Gardes Ecossaises du Roi, fils de Jean Midorge et de Marie Le Bossu. "Audebert Midorge escuyer trésorier des gardes escossoises du Roy en 1596" (Ms. A)

    Monsieur Audebert Catin sieur de Clermont

    Audebert Catin, auditeur des Comptes, seigneur du Vau et de Chartrettes, conseiller notaire et secrétaire du roi, maison et couronne de France, trésorier et payeur des gens d’armes du connétable Anne de Montmorency. Ci-dessous exemplaire relié en maroquin aux armes d’Audebert Catin : JUSTINIANUS. Institutiones juris civilis, Justiniani magni imperio per Triumviros Tribonianum, Dorotheum ac Theophilum conscriptae et Fr. Accursii glossis illustratae. Fontes juris civilis, id est, Numae Pompilii ac XII. tab. leges. Genevae, Excudebant G. Symon à Bosco & Gulielmus Gueroult, 1555 (Catalogue Bonnefoi 137, lot 12)

    Monsieur Francois d’Abra dit Raconis tresorier <?> de l’armee (?) et des <?> payes de Picardie

    François d'Abra de Ranconis, naturalisé en 1549, acquit successivement les seigneuries de Neuville, près de Montfort-l'Amaury, de Perdreauville et de Haulu. Nommé en 1556 receveur extraordinaire de l'artillerie, et l'année suivante trésorier des guerres. Chargé en 1591 d'une mission auprès des cantons suisses. Henri III accorda au Raconis, par lettres patentes de 1577, le droit de porter en France le nom d'Abra. Voir qq notes sur son château de Neuville.

    Anne Mydorge

    "Anne Midorge femme de Galois de Raconis commissaire de l'artillerie et lieutenant du grand maistre de ladite artillerie" (Ms. A). Voir : 30 décembre 1593 : Quittance de Martin de Bragelongne, conseiller du roi au Parlement et président en la Chambre des enquêtes, lequel, au nom et comme tuteur d'Anne de Raconis, fille mineure de feu Nicolas de Raconis, contrôleur général des guerres, et héritière de feu Anne Midorge, veuve de (Gallois), sieur de Raconis, lieutenant du grand maître de l'artillerie au gouvernement de Paris et de l'Ile-de-France, confesse avoir reçu de Jean de Ligny, commis au rachat des rentes et paiements des arrérages dus par le feu roi à plusieurs particuliers, une somme pour les arrérages d'une partie d'une rente vendue en 1586 à la dite Anne Midorge par Pierre Chaillou, secrétaire de la Chambre du roi, au nom et comme procureur de M. de Joyeuse, pair et amiral de France, et de plusieurs autres seigneurs (Reims, Carnégie, Coll. P. Tarbé. Carton XII. N° 50).

    Monsieur le commissaire de Raconis

    Jean de Raconis, commissaire ordinaire de l'artillerie, 1536-1541 ; ou François, occupant les mêmes fonctions en 1557

    Marguerite Mydorge

    Marguerite Mydorge, fille de Jean Mydorge et de Anne Le Bossu, née en 1554

    Monsieur Lyomec (?) sieur de Cueilly receveur de l’escurie du roy

    Marguerite Pichon

    Monsieur le Seche

    Marie Mydorge

    Marie Mydorge, fille de Jean Mydorge et de Anne Le Bossu, née en 1556.

    Monsieur de Vandargene

    Damoiselle Catherine Rappouel

    Catherine Rappouel, fille de Jacques Rappouel et de Catherine de Bragelongne, épouse le 28 octobre 1571 Jean Boileau, commissaire des guerres, trésorier provincial en Bourgogne. Paris, AN, AD75 6AZ900 05 : Histoire généalogique des conseillers au Parlement de Paris jusqu'en 1712 [ numérisé ] - Aïeule de Nicolas Boileau. Voir dans les pièces justificatives des oeuvres de Boileau. Rapouel : d’azur, à un aigle essorant à senestre, à la tête contournée à dextre, d’argent, accompagné de trois chaperons d’oiseau de même, deux en chef et un en pointe.
    Monsieur Coigne

    Phyles le Bossu

    Philippe (philippine) Le Bossu qui épousa avant 1563 Louis Ribier, écuyer seigneur de Villebrosse.

    Monsieur de Villebrosse

    Louis Ribier, écuyer, seigneur de Villebrosse, fils de Guillaume Ribier, écuyer, seigneur de Villebrosse, Trésorier de la Vénerie, et de Jeanne du Val.

    Abraham Mydorge

    Abraham Mydorge, fils de Jean Mydorge et de Anne Le Bossu, né en 1557.

    Monsieur Johanne conseiller et argentier du roy

    Antoine Fayer conseiller du roy et tresorier de le <?> de la guerre

    Damoiselle Lamie (?) Le Bossu

    Lois Midorge

    Monsieur Re< > sieur de Villebrosse

    Monsieur de Grantrue (?) receveur des tailles de Paris

    Demoiselle Catherine de Bragelongne

    Catherine de Bragelongne, fille de Martin de Bragelongne, seigneur de la Cour et de Mareau, prévôt des marchands de Paris, échevin de Paris en 1533, et de Marguerite Chesnard (Roglo). Epouse Jacques Rappouel.

    Monsieur Rappouel conseiller du Roy au Chatelet de Paris

    Jacques Rapouel, seigneur de Varatre (près de Lieu-Saint, en Seine-et-Marne), conseiller au Châtelet de Paris, épouse Catherine de Bragelongne, fille de Martin et de Marguerite Chesnard (De La Chenaye-Desbois, III, 1864, p. 962)

    Rachel Mydorge

    Rachel Midorge. Voir ci-dessus 1.1.5. Fille de Jean Midorge et de Marie Le Bossu, née en 1561 :  "Rachel Midorge femme de Simon Le Ber trésorier provincial de l'extraordinaire des guerres en Bretagne" (Ms. A).

    Monsieur Le Bossu sieur de Montyon advocat au parlement

    Damoiselle Brigide d’Abra

    Brigitte d'Abra de Raconis, ép. Louis de Morainvillier, mort vers 1610, seigneur d'Orgeville et de Graveron-Jumelles

    Catherine de Raconis

    Catherine d'Abra de Raconis, fille de Gallois d'Abra de Raconis, et de Anne Midorge, épouse de Martin II de Bragelongne, président aux enquêtes du Parlement, seigneurde Charonne (1543-1623), fils de Martin de Bragelongne, seigneur de Mareau (1495-1569) & de Marguerite Chesnard (Pierfit)


    Château de Monthyon [ source ]

    Le Livre de raison des Mydorge, petit cahier de 10 feuiilets, conservé aux Archives nationales (AB/XIX/3297/C) porte en première page :

    Papier de laage de // mes enffans // Ce papier est escript de la main // de feu Jean Mydorge seigr // de Fretay et continué par // François son petit fils et par // Nicolas Mydorge arriere petit // fils

    Les premières notes :

    f. 2r 1538 - Le XVIe jour de aoust lan mil cinq cens trente huict mouru feu Galoy Mydorge en son vivant seigneur de Fretay en Brye et commissaire ordinaire de lartillerie du roy et enterré en leglise de St Pol pres et joignant le dessoubz des cloches tenant a la chapelle St Eutrope
    1556 Le mercredy huictieme jour de juillet M Vc cinquante six mourut feu dame Catherine Asselin en son vivant femme dud. feu Galoys Mydorge
    1511 Le XIIeme jour doctobre M Vc unze fut né Jean Mydorge leur filz aisné qui fut baptizé sur les ffons dudict saint Pol [changement de main : ] lui fut seigneur de Fretay et trespassa le jour ste Croix XIIIIe de septembre M Vc soixante huit a une heure apres midy
    1527 Le mercredy XIe jour de decembre M Vc vingt et sept fut née Marye Le Bossu fille de Pierre Le Bossu sr de Monthyon et de dame Jehanne Olivier sa femme entre deux et trois heures du matin et fut baptizée sur [// f. 2v] les fons de st Germain de ... qui fut femme dud. Jehan Mydorge laquelle trespassa le jour de ste Catherine XXV jour de novembre M Vc IIIIxx dix
    1545 Le XIIIe jour de juillet M Vc quarante cinq furent mariez et conjoincts par mariaige en lad. eglise de st Pol lesd. Jehan Mydorge et Marie Le Bossu.

    Images et description du manuscrit Huntington Library, HM 1166 [ en ligne ]


    0 0


    © Fundación Lázaro Galdiano, ms.  I 15446, f. 88r

    Un Livre d'heures à l'usage de Rouen, aujourd'hui conservé à Madrid, Fundación Lázaro Galdiano (ms. I 15446), a servi de Livre de raison à la famille Boulloche, établie anciennement aux Andelys (Normandie).

    Manuscrit numérisé sur le site de Fundación Lázaro Galdiano (Madrid). Voir les notes familiales aux derniers feuillets :
    1565 : naissance de Jacques Boulloche
    1567: enfant mort né
    1572 : naissance de Louis Boulloche (décédé en 1574)
    1574 : naissance de David Boulloche
    1582 : naissance de Louise Boulloche

    Notice et bibliographie dans le catalogue de l'exposition : Mysterium Admirabile : El tiempo de Navidad en los libros de horas de la Fundación Lázaro Galdiano (16 décembre 2011-26 mars 2012), n° 2.

    BOULLOCHE (de). Armes : écartelé aux 1 et 4 de gueules, à un chevron d'or accompagné de trois molettes d'éperon de même ; au 2 de sable à trois besants d'or, 2 et 1, cantonnés d'une tête de taureau sur un gué d'azur ; au 4 de sable à trois besants d'or, 2 et 1. — Couronne : de Marquis.
    La famille Boulloche ou De Boulloche est anciennement et honorablement connue aux Andelys, en Normandie. Elle a donné avant la Révolution une série de lieutenants-généraux au bailliage de cette ville. Jacques Boulloche était en 1692 élu en l'élection de la même ville. N... Boulloche du Méret, conseiller à Andelys, fit enregistrer son blason à l'Armorial général de 1696 : de gueules à un chevron d'or accompagné de trois molettes d'éperon du même. Pierre Boulloche, conseiller du Roi, eut ses armes enregistrées d'office au même Armorial : de sable à trois besants d'or.
    M. de Mailhol a consacré à la famille de Boulloche un long article dans son Dictionnaire historique de la noblesse française ; il lui attribue une origine très reculée et la fait descendre d'un David Bullock, seigneur du Gué du Taureau (Bull lock), dans les Highlands, en Ecosse, qui serait venu se fixer en Normandie sous Louis XI. La famille de Boulloche parait n'avoir eu cependant aucune prétention nobiliaire antérieurement à la Révolution. On ne lui connaît, en tout cas, aucun principe d'anoblissement et elle ne figure ni au nombre de celles de sa province qui furent maintenues nobles lors des diverses recherches ordonnées par Louis XIV, ni au nombre de celles qui prirent part en 1789 aux assemblées de la noblesse Ce n'est que. depuis 1880 que ses représentants font précéder leur nom de la particule "De", souvent prise, du reste, par leurs ascendants au cours du XVIIIe siècle. Son chef est même connu depuis quelques années sous les titres de comte de Boulloche, de marquis de Douxmesnil et de baron du Méret dont on ignore l'origine...
    Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables, Volume 6, p. 123.
     


    0 0



    © Fundación Lázaro Galdiano, ms. IB 15716, f. 61

    Le manuscrit ms. IB 15716 de la Fundación Lázaro Galdiano de Madrid est un Livre d'heures présenté comme étant à l'usage de Troyes, exécuté dans cette ville ca 1440. Des anciens possesseurs ont laissé leurs marques, en l'occurrence le couple Claude de La Haye x Ragonde ( pour Radegonde) de Bray :

    A qui je suys voyez le nom
    Et le seing cy dessoubz mys
    Et pourtant mes treschers amys
    Affin que nul ne soit larron
    A qui je suys voyez le nom
    De Bray

    Ragonde de Bray
    Femme de Claude
    de La Haye

    Amy lecteur si enquelque lieu treuver
    Ce present libvre rend le moy Il est myen
    Ainsi feras le rendant bonne treuve
    Et si auras de moy ung amy tien

    Claude de La Haye

    La revue Humanisme et renaissance, Volume 5, p. 530, n° 4873,  signale une quittance paraphée par Radégonde de Bray et divers, sur vélin, datée de Paris, 20 août 1579, d'une rente due sur l'Hôtel de Ville au nom de la dite dame de Bray, veuve de Claude de la Haye, bourgeois de Paris. Nous n'avons rien trouvé de plus sur ce couple ...

    Manuscrit numérisé sur le site de la Fundación Lázaro Galdiano (Madrid)
    Notice et bibliographie dans le catalogue de l'exposition : Mysterium Admirabile : El tiempo de Navidad en los libros de horas de la Fundación Lázaro Galdiano (16 décembre 2011-26 mars 2012), n° 10.

    0 0




    Notre ami Hanno Wijsman de l'Institut de Recherche et d'Histoire des Textes (IRHT) − informé par Max Schmitz (doctorant à Louvain-la-Neuve) −  me signalant la mise en ligne sur Flickr de quelques feuillets d'un Livre d'heures du XVe siècle (déjà passés entre les mains expertes de Scott Gwara de l'Université de Caroline du Sud), il m'a semblé utile d'en publier les notes généalogiques et de donner quelques informations sur les possesseurs de ce manuscrit. Du Livre d'heures en lui-même, seuls quelques feuillets du calendrier ont subsisté, mais qui hélas n'apportent guère de données précises sur son usage liturgique.
    Par contre, les différentes additions sont d'un intérêt certain pour l'histoire de la famille Richard du Mesnil et de son entourage :

    [Mars recto :]
    Naissance de Noël Richard en 1584
    [Mars verso :]
    le vendredy vingt neufiesme jour // de May entre les cinq et six heures // du matin lan mil six cents vingt six // nasquit nostre seul filz issu de moy // Louis Richard escuyer sr Dumesnil gentil //homme servant de monseigneur le prince et // de damoiselle Suzanne Ladyre et le deux[iesme?] // juin suivant fut baptisé en leglise St//
    [Avril recto, suite :]
    Pierre des Corps a Tours Son parrin // Monsieur de .................. et // sa marrayne Madame de Chesnaye // en la paroisse Dathée (= château de Chesnaye à Athée-sur-Cher) et fut // nommé Charles
    Monsieur Darynt (?) son grand père maternel // est décédé ..... vendredy a unze // heures de nuict le quatorze decembre // mil six cens trente cinq
    [Avril verso :]
    "Le samedy premier jour de mars // 1642 mourut a Paris Louis // Richard mon père, escuier sr // du Mesnil et fut enterré a // Paris le dimanche en suivant"
    f. 3 :
    "Le samedy IXeme septembre l'an mil six cents cinquente neuf mourut au Mesnil damoiselle Susanne Ladire veufve de Mr Louis Richard escuier sr du Mesnil et est enterrée a st Georges"
    En bas de page :
    "Le vendredy vint deuxieme jour de juin lan // mil six cent cinquente sept a trois heures // du matin naquit Louise Richard fille de Charles Richard escuier sr du Mesnil et de damoiselle magdelaine de Montigny // Sa marienne (= marraine) damoiselle Susanne Ladire v[eu]ve de Louis Richard escuier sr du Mesnil et son parin Louis de Montigny escuier // sr du Coudray* capitaine et maior du régiment (?) de la marine"
    f. 3v :
    "Pierre Richard chevalier vivant // M[aitre] dhostel de la reine Marie // portoit d'or, deux lions de sables // armez et lampasez de gueülles // pour ses armes"
    f. 4 :
    "Joseph Richard escuier sr du Mesnil // fils de Noel Richard et de damoiselle // [le nom a été gratté ] naquit a // dix heures du matin le mercredy // dixhuitieme jour de apvril lan // mil cingt cents quarente huit"
    f. 4v :
    " Il est mort en la ville de // Montrichard et enterré en // la chapelle Saint Avoye en // leglise Notre Dame de Nateuil " ( = Nanteuil)
    f. 5 :
    "Louis Richard escuier sr du Mesnil // fils de Joseph Richard et de // damoiselle Catherine Ceré naquit // le samedy dixseptieme jour de juin // lan mil cingt cents soixante et // seize sur les quatre heures du matin"
    f. 5v :
    "Il est mort a Paris lan mil // six cents quarente deux le samedy // premier jour de mars et est // enterré a St Inocent devant // Notre Dame de Pityé"
    f. 6 :
    "Charles Richard escuier sieur // du Mesnil fils de Louis Richard // et damoiselle Susanne Ladire // naquit le vendredy vintneufieme // jour de may lan mil six cents vint // et six a cingt heures du matin "
    f. 6v (aucune note)
    f. 8 :
    "Le jour de saint Louis 25eme doust lan // mil six cents soixante naquit Magdelaine // Richard fille de Charles Richard // escuier sr du Mesnil et de damoiselle // Magdelaine de Montigny Son parein // Jacques Moreau escuier sr du Feuillet // et sa mareine damoiselle Jeanne de//"
    f. 8v :
    "de Montigny. Elle fust nommée // Magdelaine, elle mourut le ... // an et est enterrée en leglise de st // Georges, proche sa grand mère en // la chapelle Ste Agate"
    f. 10 :
    "1666 // Le vendredy dix huitieme jour // de juin mil six cens soixante six // naquit // notre premier fils yssu de moy "
    f. 10v
    "Le vingt cinq aoust lan mil six cens // soixante six naquit Susanne Richard // fille de Charles Richard escuier sr du Mesnil // St Georges et de damoiselle // Magdelaine de Montigny son espouse // Son parain m. Georges Pinon (?) et sa maraine // ..."
    f. 11 :
    "Le 26eme jour de juin mil six cens // septante cingt au Mesnil // pour avoir mangé du poisson // de potirons, en 24 heures et elle // est enterrée avec sa seur Marie // Richard dedans une mesme fosse // en la chapelle Ste Agatte a St Georges"
    f. 11v :
    En marge :
    "Le mardy troisieme may 1672 naquit Charles Richard mon fils du Mesnil"
    En bas de page :
    "Le mardy troi(s)ieme may mil six cent // septante deux a six heures du matin // naquit Charles Richard yssu de moy // Charles Richard escuier sieur du Mesnil // St Georges et de damoisselle ..." **
    f. 14r :
    "Le onze juin 1737 est dessedée damoiselle // Louise Richard dame du Mesnil St George // agée de 79 ans Enterrée dans la chapelle de Ste // Agatte lieu de leur sépulture parroisse de // Saint George La ditte damoiselle restée la dernière du nom de Richard depuis trois cens // ans seigneur du Mesnil le ?..."

    * MONTIGNY (de) Ec. Sgrs du Coudray, paroisse de Luzillé et de Fousseure, relevant du château de Loches. Louis de Montigny fut anobli par lettres du 30 mars 1667 : de gueules à deux fasces d'or accompagnées de 6 besants d argent 1 en chef, 2 en fasce et 3 en pointe.
    ** Registre paroissial de Saint-Georges : « Le jeudy dixneufiesme may 1672 ont esté par nous les cérémonies de baptesme a un fils de Noble homme Charles Richard, garde du corps de sa Majesté et sr du Mesnil et de damoiselle Magdeleine de Montigny son espouze lequel fils a esté baptizé a la maison estant en peril de mor par Charlotte Bourbon ainsy quelle nous a certifié et a esté nommé Charles par Mre Charles Boisgautier advocat en parlement et par damoiselle Louise Richard »

    Nous avons retrouvé dans ces registres paroissiaux, le baptême d'une autre fille de Charles Richard : « Mercredi 17 octobre 1668 bapteme de Marie, fille de Mre Charles Richard sr du Mesnil et de demoiselle Magdeleine de Montigny son epouze laquelle Marie est née du premier d'aoust 1663 et baptizée par deffunt Mre Pierre Levesque vivant prestre curé de Chisseau ainsy que cy devant il nous en a certifié ; son parrein fut Mre Nicolas Pelerin conseiller du roy et lieutenant général criminel au siège présidial de Chastillon sur Indre y demeurant et sa mareine Damoiselle Marie Boisgautier espouse dudit Pelerin » (Le 23 février 1695, la seigneurie de Villeret est adjugée à Marie de Boisgaultier, épouse de Nicolas Pellerin de Beauvais, lieutenant criminel au bailliage de Châtillon-sur-Indre).

    Les RICHARD, seigneurs du Mesnil-Saint-Georges, élection d’Amboise et de la Bourdillière (XVIIe siècle), formaient deux branches, l’une résidant à Bossay près Preuilly, l’autre à St Georges (élection d’Amboise). J. X. Carré de Busserolle, Armorial général de la Touraine, dans Mémoires de la Société archéologique de Touraine, série in 80, volume 19, 1867, p. 831.

    Un acte des Archives départementales d'Indre-et-Loir (3E 8) implique René Suppligeon, conseiller au grenier à sel de Montrichard, demeurant à Monthou-sur-Cher et Marguerite Richard sa femme ; Catherine Sibay, veuve de Joseph Richard, grenetier au grenier à sel de Montrichard, demeurant à Monthou-sur-Cher ; Louis Richard, sieur du Mesny, demeurant à Saint-Georges ; Charlotte Richard, soeur du dit Louis Richard, demeurant au Mesny, d'une part, et Jehan Naudet, marchand brodeur, et Jehanne Moulin sa femme (Tours, paroisse Saint-Saturnin).
    29 décembre 1605).
     

    Eglise de Saint-Georges-sur-Cher [ source ]

     

    0 0



    Jean-François de La Marche peint à Londres en 1793 par Henri-Pierre Danloux (Musée du Louvre, Département des Peintures RF 2270 - © Photo RMN / G. Blot)

    Jean-François de La Marche a fait l'objet d'une biographie mémorable de Louis Kerbiriou publiée à partir de sa thèse soutenue en Sorbonne en 1924. Certainement, ses séjours en Angleterre (il enseigna l'anglais au collège de Lesneven) sont-ils à l'origine de ses recherches sur le dernier évêque de Léon :
    Abbé Louis Kerbiriou, Jean-François de La Marche, évêque comte de Léon (1729-1806). Étude sur un diocèse breton et sur l'émigration, Quimper, Le Goaziou, 1924. On trouvera en ligne sur Persée un compte rendu de Barthélemy-Amédée Pocquet du Haut-Jussé (Revue d'histoire de l'Église de France, 1924, p. 507-510). De même, sur Grand Terrier, quelques extraits ...

    Jean-François de La Marche naquit en 1729 à Ergué-Gabéric. Il fut l'ultime évêque du diocèse de Léon (Finistère), de 1772 à la Révolution. Contraint à s'exiler à Londres, il y meurt le 25 novembre 1806. Cet évêque fut l'une des figures les plus importantes de l'émigration française à Londres pendant la Révolution. Il organisa avec un extrême dévouement les secours aux émigrés démunis.  L'abbé Charles du Chatellier prononça son oraison, laquelle fut publiée : Oraison funèbre de l'illustrissime et révérentissime Monseigneur Jean-François de La Marche : évêque et comte de Léon prononcée le 29 janvier, 1807, dans la chapelle Françoise, de Conway-Street, Fitzroy-Square. Londres : W. Marchant. 1806.  Jean-François de La Marche fut inhumé dans le cimetière de Saint-Pancrace. Très populaire dans son diocèse sous le nom d'évêque aux pommes de terre, Eskop ar patates, et soucieux des réalités économiques, il répondit à la grande enquête demandée par Turgot en 1774 sur la mendicité (voir Fanch Roudaut, "Clergé breton et lutte contre la misère : l'exemple du diocèse de Léon (1774)", Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 1988 =  en ligne)

    C'est au Fitzwilliam Museum de Cambridge (ms 71) que nous avons retrouvé le Livre d'heures de Monseigneur de La Marche, manuscrit qu'il offrit à Lord Fitzwilliam, comme l'indique cette note émouvante au début du volume :

    Ex dono nobilis
    Joannis Francisci De La Marche,
    Episcopi Leonensis,
    pii, venerati, dilecti

    L'ouvrage possédé par l'évêque de Léon, 204 f., exécuté vers 1460, à l'usage de Rome, pourrait provenir de Champagne (Loup, Nicaise, aux litanies) ou du Nord (Bertin, Amand) ... Toutes les grandes miniatures ont été hélas enlevées, ne restent comme décoration que les bordures sur une vingtaine de feuillets.

    Mgr de La Marche fit imprimer pour son diocèse plusieurs catéchismes, en 1779, en 1783, 1785. Ce dernier, en langue bretonne, imprimé à Morlaix par Pierre Guyon porte le titre Catekismou imprimet dré urz an Autrou Illustr ha Reverand meurbet Yan-Frances de La Marche, Escop ha Count à Léon. Euit na vezo desquet nementa en e escopty (exemplaire à la Bibliothèque abbatiale de  Landévennec). Le Mandement de l’évêque de Léon est de 1776.


    Monument funéraire de Mgr de La Marche dans la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon

    Description du Livre d'heures de Jean-François de La Marche : catalogue  [ en ligne ]

    Notice biographique de Louis Kerbiriou (Jean-Louis Le Floc'h, ancien archiviste diocésain de Quimper et Léon)
    Jean-François de La Marche (1729-1806), dernier évêque de Léon, sur Historial du Grand Terrier


    0 0


    Du 6 novembre 2012 au 17 février 2013 : L’art d’aimer au Moyen Age, le Roman de la rose
    BnF | Bibliothèque de l’Arsenal
    1 rue de Sully, Paris 4e
    M. Sully-Morland, Bastille ; Bus 86, 87
    du mardi au dimanche 12 h – 19 h
    fermé les jours fériés
    entrée libre

    Commissariat : Marie-Hélène Tesnière, conservateur général au département des manuscrits de la BnF et Nathalie Coilly, conservateur à la Bibliothèque de l’Arsenal.
    Catalogue : Le Roman de la rose, l’art d’aimer au Moyen Âge, Marie-Hélène Tesnière et Nathalie Coilly. 196 pages, 120 illustrations. Editions BnF

    contacts :
    nathalie.coilly@bnf.fr
    marie-helene.tesniere@bnf.fr

    Dossier de presse et déroulé de l'exposition :
    http://www.bnf.fr/documents/dp_roman_rose.pdf

    Journée d’étude

    « Pourquoi lire aujourd’hui le Roman de la rose ? »
    Avec Michel Zink, Armand Strubel, Jacqueline Cerquiglini, Sylvia Huot, Lori Walters, Jean Devaux, Fabienne Pomel, Andrea Valentini.

    vendredi 18 janvier 2013
    de 9h30 à 17h
    BnF | François-Mitterrand
    Petit auditorium, Quai François Mauriac
    Paris 13e

    0 0

    Nous avons relevé, suite à notre post sur les Heures de Catherine Ascelin, l'apparition récurrente d'une dame en prières, archétype représentant sans aucun doute la commanditaire de l'ouvrage. Voici donc quelques exemples (exceptés les deux premiers) tirés de la base Enluminures, coproduite par le Service du livre et de la lecture et l'Institut de recherche et d'histoire des textes (IRHT -CNRS). Plusieurs de ces Livres d'heures sortent de l'Atelier du Maître de l'Echevinage de Rouen ou de son entourage :


    © San Marino, Huntington Library, HM 1166


    © London, British Library, Harley 2922 : "In the style of the Echevinage Master"


    ©Paris, Bibliothèque Mazarine, Faralicq 4 - Atelier du Maître de l'Echevinage de Rouen


    © Aix-en-Provence, BM, 22 - Atelier du Maître de l'Echevinage de Rouen - ca 1460-1470 - Base Initiale (IRHT)


    © Besançon, BM, 153, f. 93v - Base Initiale (IRHT)


    © Carpentras, BM, 61 - Atelier du Maître de l'Echevinage de Rouen

    Claudia Rabel,  Artiste et clientèle à la fin du Moyen Age : les manuscrits profanes du Maître de l'échevinage de Rouen , dans Revue de l'Art,  84, 1989, p. 48-60 [ en ligne sur Persée ]


    0 0
  • 10/12/12--03:18: I N C I P I T


  • Ce blog, dédié au maître Léopold Delisle (1826-1910), est exclusivement (ou presque !) consacré au manuscrit médiéval, jusqu'à ses rapports avec les premiers incunables. Toutes informations sur le sujet seront appréciées. N'hésitez pas à publier vos commentaires et à soumettre vos avis.
    This blog is exclusively dedicated to medieval manuscripts, up to and including their relationships with early printing. All information on this subject is welcomed : please feel free to add commentaries and give your opinion.
    Jean-Luc Deuffic - Partie anglaise : Kate Maxwell
    Contact : pecia29@orange.fr /// Site web

    [ Illustration : Cambrai BM, 620 . © Institut de recherche et d'histoire des textes - CNRS

    L A   R E V U E  /  T H E    J O U R N A L

    PECIA : Le livre et l'écrit

    Edition : Brepols Publishers (Turnhout)

    Le nouveau site de la collection périodique PECIA LE LIVRE ET L'ECRIT [lien]
    The New website of the journal PECIA LE LIVRE ET L'ECRIT [link]

    DERNIERS VOLUMES PARUS
    Pecia. Le livre et l'écrit, 7 (2009) :
    Notes de bibliologie. Livres d’heures et manuscrits du Moyen Âge identifiés (XIVe-XVIe s.)


    Pecia. Le livre et l'écrit, 13 (2010) :
    Du scriptorium à l'atelier. Copistes et enlumineurs dans la conception du livre manuscrit au Moyen Age

    Pecia. Le livre et l'écrit, 14 (2011) :
    Texte, liturgie et mémoire dans l'Église du Moyen Âge

    Voir nos sites :
    -- Manuscrits médiévaux et marques de provenance
    -- La bibliothèque de Rohan Soubise : Essai de reconstitution d'une collection de manuscrits médiévaux

(Page 1) | 2 | 3 | .... | 11 | newer