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Ce blog est exclusivement dédié au manuscrit médiéval, jusqu'à ses rapports avec les premiers incunables. Veille concernant les Livres d'heures français. This blog is exclusively dedicated to medieval manuscripts, up to and including their relationships with early printing

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    Outils et pratiques des artisans du livre au Moyen Âge


    Au Moyen Âge, le livre manuscrit rassemble autour de lui nombre d’artisans : parcheminiers, copistes, peintres et enlumineurs, relieurs, libraires, etc. Et chaque artisan utilise ses propres outils. Le double volume 19/20 de « Pecia, le livre et l’écrit», à paraître en 2017, fait appel à contributions pour des études pertinentes sur ces thèmes. Résumé de quelques lignes à faire parvenir avant le 30 avril 2016 30 mai 2016à :

    In the Middle Ages, the manuscript book brought together a number of "artisans": parchment-makers, scribes, painters and illuminators, binders, booksellers, etc. Each of these required unique tools. This double issue of Pecia. Le livre et l'écrit (volumes 19 and 20), to be published in 2017, seeks articles relating to these themes. Please send short abstracts before the 30th April 30th May to:

    Jean-Luc Deuffic
    pecia29@orange.fr
    http://www.pecia.fr/


    Illustration :
    Charles le Téméraire rend visite à David Aubert dans son scriptorium
    David Aubert, Histoire de Charles Martel
    Loyset Liédet, enlumineur.
    Bruxelles, KBR, ms. 8, f. 7
    © Bibliothèque royale de Belgique

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    Décès de Yannick Nexon (1953-2018). L'inhumation de l'urne aura lieu le jeudi 8 février 2018, à 11 h 30, au cimetière de Missillac (44).
    Voir : http://www.chartes.psl.eu/fr/actualite/deces-yannick-nexon

    yannick_nexon.png


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    Le projet HORAE (Hours – Recognition, Analysis, Editions) propose d’étudier les pratiques religieuses de la fin du Moyen Âge à travers les livres d’heures, le plus grand best-seller de tout le Moyen Âge et associe trois partenaires en Humanités et Sciences de l’Ingénieur du public et du privé pour une recherche transdisciplinaire : l’Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT, UPR 841), la société TEKLIA et le Laboratoire des Sciences du Numérique de Nantes (LS2N, UMR6004).

    Pour en savoir plus : https://irht.hypotheses.org/3539


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    (Illustration, Paris, BnF, Lat. 1156b)

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    Livres manuscrits et mécénat du Moyen Âge à la Renaissance

    Le volume 21 (2019) de Pecia : le livre et l’écrit (Brepols Publishers) entend faire une place à l’étude des manuscrits comme témoins du mécénat médiéval et renaissant (auteur, copiste et enlumineur, commanditaire , etc)

    La soumission devra comprendre un résumé de la proposition (titre et descriptif d'un maximum de 300 mots) et un bref curriculum vitae. Submissions should include a summary of the proposal (title and abstract, maximum 300 words) and a brief curriculum vitae.
    Après soumission de votre résumé, vous recevrez un courriel de confirmation. On completion of your submission you will receive a confirmation by email.
    La date limite de soumission du résumé est le 31 mai 2018. The deadline for abstract submission is 31 mai 2018.
    Contact : Jean-Luc Deuffic
    jldeuffic@gmail.com

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    Illustration : Bible historiale de Jean de Vaudetar : La Haye, Musée Meermanno - Ms.10 B 23


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    Toujours sous la conduite de Giovanna Murano, vient de sortir un nouveau volume de la série Autographa, regroupant l'étude des autographes d'une quarantaine de figures féminines marquantes du Moyen Âge et de la Renaissance en Italie.

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    http://www.editricelamandragora.it/home/774-autographa-ii1-donne-sante-e-madonne-9788875865580.html

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    AIX LUBERON ENCHERES HOURS- PRIMPIED-ROLLAND (13090 Aix-en-Provence) propose à la vente du 27 septembre 2018 le livre d'heures de Constanzo Litolfi, noble mantouan naturalisé en septembre 1600 (Paris, BnF, Fr. 33047, p. 485).

    71 f. Calendrier. Décoration: 27 petites miniatures dont Béthsabé au bain. Plusieurs feuillets manquent. Reliure en veau blond du 16° siècle à la cire, à décors d’entrelacs azurés et bandes rouges et noires, dentelles dorées en encadrement avec semé de pointillés dorés, dos orné, tranches dorées. Constanzo Litolphi, ou Constance de Mantoue, était venu en France, envoyé par son souverain, pour servir le roi Henri III à la tête d'une compagnie de gendarmes.

    Constanzo Litolphi Maronis se disait descendre de Virgile ... Vers 1604, des lettres de jussion furent adressées à la chambre des comptes de Paris pour faire jouir le sieur Constance Litolphi, capitaine des ville et château de Conches et des chasses dudit lieu et de Breteuil, de ses gages de 100 l. et de 500 l. de pension attribuées à cette capitainerie. En 1612 le roi donna à son maître d'hôtel et capitaine de Conches les deniers provenant de la coupe de bois faite sur le grand chemin d Evreux à Breteuil; il cessa ses fonctions en 1613 et fut remplacé par Gilles de Vipart, sieur de Silly.
    Constanzo, alors écuyer du roi, épousa Nicole de Valles, fils de René de Valles, seigneur de Boisnormand, et d'Anne de Hallebout, fille d'Antoine de Hallebout, seigneur de Blondemare, et de Jeanne de Bosc-Regnoult. Il demeurait alors à Paris en l'hôtel de Bourbon, paroisse Saint-Germain l'Auxerrois (contrat de mariage, Paris, Archives Nationales, Châtelet de Paris. Y//139-Y//146. Insinuations, fol. 68 V°Date de l'acte : 15 mars 1602


     





    Armes des de Valles

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    Voir description du livre d'heures sur le site : https://www.interencheres-live.com/catalogue-e65db98e23fa9583649c4e5132a0fa4f.html#page=1&article=17975563

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    L'année dernière, une note importante (quelque peu modifiée depuis ...) fut consacrée sur ce blog à l'oeuvre méconnue d'un auteur que nous avions identifié avec un certain Alain de Château Trô, se disant lui-même "franczois" et "bretonnant", issu d'une ancienne famille noble possédant la seigneurie du même nom, aujourd’hui sur la commune de Guilliers (Morbihan), alors en zone tampon entre pays gallo et bretonnant.
    Nous avons le plaisir d'annoncer les premiers résultats du travail de notre ami Yorio OTAKA, professeur émérite des universités d’Osaka et de Otemae, au Japon, lequel vient de publier dans la revue Otemae Journal (2018): "A propos du manuscrit OUL 2 dit M de l'Université Otemae: La fin de l'homme". Dans cette étude préliminaire, M. OTAKA nous donne une édition critique de la préface (f. 1-3v), du prologue, des chap. I1, III2, III10 (la ballade concluante le tiers livre).
    La tradition manuscrite de cette oeuvre reste bien "maigre", hélas ... Le manuscrit d'Otemae (ms. OUL 2) provient de la prestigieuse bibliothèque du duc de La Vallière et figure sous le n° 235 au catalogue de la Bibliotheca Parisiana, importante vente aux enchères organisée le 26 mars 1791 à Londres (Edwards). Ce manuscrit était primitivement en Bretagne, entre les mains de Claude de Rieux (1497-1532), fils de Jean IV de Rieux, marié en 1518 avec Catherine de Laval, dame de La Roche-Bernard (1504-1526), puis avec Suzanne de Bourbon-Montpensier (morte en 1570). Ses armes, 1 et 4, de Rieux, 2 et 3, Rochefort, sur le tout Harcourt figurent en pleine page au f. 1.

    « Ce present libvre est et appartient a hault et puissant seigneur monseigneur Claude de Rieux et de Rochefort, baron d’Ancenys comte de Harcourt, vicomte de Donges seigneur de Largouet et de Chasteauneuff ».

    Claude de Rieux a apposé (ou fait apposer) la même note sur le ms. Paris, BnF, fr. 1659, un exemplaire de la « Libvre du bon Jehan duc de Bretaigne », de Guillaume de Saint-André, copié en 1441 à Vannes par Jean Olivero pour Yves Conan.
    Le manuscrit de la Bibliothèque nationale de France (ms. Fr. 200), sur papier, illisible en plusieurs endroits, l'encre ayant altéré le support, a fait partie du "fonds breton" des collections du prestigieux château d'Anet, puis de celle d'Antoine Lancelot (1675-1740), et est accessible sur Gallica.


    Paris, BnF, Fr. 200, f. 3.


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    La vente « exceptionnelle de livres anciens, tableaux et objets d’art » de Nice, du 4 décembre 2018, nous propose un joli livre d’heures identifés, ayant appartenu à Catherine d’Amfreville, dame de Huest (Eure), Apremont (commune de Perdreauville) et de Drucourt (Eure), dont les armes, d’argent à un aigle de sable béqué et membré de gueules, figurent au bas de chaque enluminure. Catherine d'Amfreville, fille de Marie de Poissy et de Jacques d'Amfreville, avait épousé en 1517 Charles Le Conte de Nonant, et c’est peut-être à l’occasion de son mariage que lui fut offert ce précieux manuscrit. 

    Le 14 juin 1568, Catherine alors veuve, hérita de sa sœur Françoise, et reçut en partage la terre patrimoniale.

    Le Conte de Nonant portait d’azur au chevron d’argent accompagné en pointe de 3 besants d’or posés 2 et 1, mais elles ne semblent pas apparaître dans ce livre d’heures. Par contre, s’y trouvent des armes non encore identifiées :"D'argent à six coquilles de gueules posées 2, 1, 2, 1, accompagnées d'une cotice en barre du même"

    La reliure actuelle a conservé ses anciens plats avec les noms de « Catherine d'Amfreville » et de « Pengrecy Krolus » (sic). Parmi les motifs : coquilles saint-Jacques.




    17,8 x 12,4 cm. Décoration: subsistent trois peintures : l’Annonciation, le roi David en prière et les funérailles de l'office des morts


    Description en ligne

    Merci à Rémi Mathis @RemiMathis pour son aide ...

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    Je signale l'exposition en cours à l'Inguimbertine de Carpentras sur les livres d'heures. 


    https://t.co/jYyqxHYLW7

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    La fondation Martin Bodmer, à Coligny, conserve sous la cote 20, un manuscrit de la Chronique de Bertrand du Guesclin (version B), un des rares de possession bretonne. Il s'agit d'un remaniement anonyme et en prose, de la fin du XIVe siècle, de la Chanson de Bertrand du Guesclin de Cuvelier, texte de 23 000 alexandrins, exécuté pour Marie de Bretagne, épouse du duc d’Anjou et fille de Charles de Blois († 1404).
    D’une écriture bâtarde, il était destiné à être illustré. Des espaces (100 x 50 mm) ont ainsi été réservés mais les illustrations n’ont pas toutes été exécutées. Huit d’entre elles sont visibles sur les quinze premiers folios.
    Le texte débute au fol. 1r : "Cy commence le livre des faiz et gestes de Bertran Du Guesclin depuis sa jeunesce jucques a son trespassement, comme est escript es livres des roys de France a Saint Denis en France. Et fut connestable de France et le plus proux chevalier en son vivant qui fust ou royaume ou ailleurs, car sa renommee a couru sur toute crestienté."    

    Provenance:
    Sur la feuille de garde :  Le present livre est et appartient a Christofle [le prénom Trystan a été barré puis corrigé] de Chasteau Briant, sr de Beaufort.
    Au fol. 1, d'une main différente : Le livre est et appartient a Franczoys de Chasteaubriant, sires de Beaufort, du Glesquin, du Plessix Bertran, d'Orange, Tanney, Sainct Liger, Campphleur et de La Villebagne. A luy donné par Amaury Gouyon, sire de la Moussaye et de La Rivyere, son bon nepveu. 1557.

    Description et numérisation du manuscrit sur E-CODICES:
    François de Châteaubriand, - ancêtre de l’écrivain (1768-1848), figure marquante du romantisme français – , fils de Jean de Châteaubriand, transigea en 1543 et 1547, avec ses sœurs, sur leurs droits dans la succession de leurs père et mère, dont il était principal héritier. Il épousa (ca 1540) Anne de Tréal, et eurent Christophe, qui recueillit de son père le dit manuscrit, marié successivement à Jeanne de Sévigné, dame du Guesclin, puis à Charlotte de Montgoméry, Georges, Briand, Catherine, née le 21 février 1551, nommée par Amaury Gouyon. Décédé le 13 octobre 1562, François fut inhumé à Saint-Coulomb .
    Fils de Jacques Gouyon, seigneur de la Moussaye (†1536), et de Louise de Châteaubriant, dame de Varades, « Hault et puissant Amaury Gouyon, sire de la Moussaye » , épousa le 19 mars 1557 (date de la note insérée au manuscrit, qui fut peut-être un cadeau du nouveau marié à François de Châteaubriand ?) « haulte et puissante Claude de Acigné , vicomtesse de Dinan, dame de la Belliere », fille du vicomte de Coetmen, et veuve de Claude, sire du Chastel, baron de Marcé, vicomte de Pommerit. Amaury , fils de Jacques Gouyon (1516-1538), sire de La Moussaye, de Plouër, du Launay Gouyon, etc., et de Louise de Châteaubriand, dame de Varades, s’était uni auparavant – il n’avait alors que 11 ans – avec (1543) Catherine du Guémadeuc, morte en 1553, inhumée dans l’enfeu seigneurial de l’église paroissiale de Plouër-sur-Rance, puis en 1555 avec la veuve d’un sieur Le Cheval. Amaury Gouyon, chevalier de l’Ordre du roi, décédé le 21 octobre 1582, repose près de sa dernière épouse. 
     
    Au bas du premier folio, sous le texte du prologue  : Je suis a Jacques Nepveu 1611

    Fils de Mathurin Nepveu, avocat fiscal et bailli de la justice à Sablé, et de Julienne de Beaugé, du Mans, dame des Isles, près Sainte-Suzanne,  Jacques Nepveu, eut pour frère Rolland, baptisé en l'église Notre-Dame de Sablé, le 15 mars 1553. Pourvu, le 9 septembre 1603, de l'office de juge ordinaire et général du marquisat de Sablé nouvellement créé, il épousa, par contrat du 23 février 1579, Marie Foullon, dame du Defays, de la ville de Saumur, dont il eut une fille unique Renée. En 1610, cette Renée Nepveu, dame d'Auvers, fit alliance avec Gabriel du Guesclin, conseiller au parlement de Bretagne, de la maison de Bertrand du Guesclin, connétable de France, fils de feu Bertrand du Guesclin, chevalier de l'ordre du roi, et de Julienne du Chastellier, frère cadet de César du Guesclin de la Roberye. Sur le contrat de mariage, passé le 26 novembre, on remarque parmi les signataires : François du Guesclin, écuyer, sieur du Gast ; noble homme Jacques Nepveu, sieur des Isles.  
    Jacques Nepveu, écuyer, sieur des Isles, lieutenant général au comté de Laval par provisions du 2 août 1594, remplacé le 22 mai 1622, par Pierre Marest, épousa Claude Marest, et mourut à Laval, le 22 juin 1622, inhumé le 24 dans l'église de la Trinité.
     
    Encore en-dessous un petit dessin, qui représente peut-être un blason ou des armoiries, a été exécuté à la plume (essai d'entrelacs).
    Au verso du fol. 102 l'inscription Françoy Parlag n'est pas un nom, mais le début d'une phrase: // Francoy par la g[race] ...  
    Parmi les manuscrits:

    On consultera avec beaucoup d'intérêt :

    La chanson de Bertrand du Guesclin de Cuvelier, [éd. par] Jean-Claude Faucon ; préf. de Philippe Ménard, Toulouse : Éd. universitaires du Sud, 1990-1991, 3 vol. (486, 501, 495 p.) ; 25 cm.

    Jean-Claude Faucon, « Note sur deux manuscrits de La Chanson de Du Guesclin par Guvelier », dans Revue d'Histoire des Textes, 8-1978 (1979), p. 319-323. https://www.persee.fr/doc/rht_0373-6075_1979_num_8_1978_1186
    L
    a thèse d'Yvonne Vermijn, Chacun son Guesclin : La réception des quatre versions de l’oeuvre de Cuvelier entre 1380 et 1480, Thèse de Master sous la direction des dr. Katell Lavéant et Jelle Koopmans, RMA Medieval Studies, Université d’Utrecht.


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