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Ce blog est exclusivement dédié au manuscrit médiéval, jusqu'à ses rapports avec les premiers incunables. Veille concernant les Livres d'heures français. This blog is exclusively dedicated to medieval manuscripts, up to and including their relationships with early printing

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    Le nom de « Garamond» reste familier à ceux qui fréquentent les livres et s’intéressent à leur histoire. Ce « caractère » témoigne encore aujourd’hui de la renommée de son concepteur et il n’est donc pas étonnant qu’un site institutionnel soit dédié au célèbre graveur et tailleur de lettres, sur lequel on trouvera quantité d'informations précieuses, archives et bibliographie :
    http://www.garamond.culture.fr/fr

    Cette présente note ne s’attardera pas sur l’oeuvre du « maître », mais tout simplement sur ses origines bretonnes. En fait GARAMONT n’est pas son véritable patronyme. Son père s’appelait Yvon GARAMOUR, et exerçait comme imprimeur à Paris à la fin du XVe siècle. Ce nom de GARAMOUR reste essentiellement usité au pays de MORLAIX / LANMEUR, dans le nord du département actuel du Finistère, à l'extrémité de la Bretagne. L'imprimeur breton suivit l’exemple d’autres compatriotes venus s’installer dans la capitale comme le productif Guillaume ANABAT (originaire de Morlaix, spécialiste du Livre d’heures) ou encore Yvon QUILLEVÉRÉ, libraire-imprimeur établi depuis 1498 à Paris, installé en 1530 rue de la Bûcherie, à l'enseigne de la Croix Noire.

    Yvon GARAMOURépousa Françoise Barbier, issue peut-être du même milieu, parente probable de Symphorien Barbier, ou de Jean Barbier, imprimeurs de livres et bourgeois de Paris. Un acte du 13 juin 1547 fait mention d’une donation faite par « par Yves GARAMOUR, natif de Bretagne, frère de l'hôtel hôpital des Quinze-Vingts aveugles, audit hôpital de son corps et ses biens», montrant qu'à cette date il devait être sur la fin de sa vie. (Paris, AN, MC/ET/CXXII/159).

    Claude devenu GARAMONT fit son testament le 23 septembre 1561 (il demeurait alors rue des Carmes), dans lequel il cite encore sa mère Françoise Barbier, toujours vivante, mais âgée et aveugle, et qui n'a pas « le moyen et discretion de se conduyre ». Claude avait épousé Guillemette Gaultier en premières noces, et s’était remarié, avant 1551, à Ysabeau Le Fèvre.



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    Poursuivant mes recherches sur le marquis d'Asserac (1) et sa bibliothèque, j'ai levé ci-dessous une carte de ses parcours livresques en Europe entre 1629 et 1656. Régulièrement, Jean-Emmanuel de Rieux annote ses ouvrages avec des mentions de lieux ou des prix d'achat. Bien entendu la plus grande partie provient de la région sud de la Bretagne, entre sa demeure du château de Ranrouët (Herbignac) où se trouve son "cabinet" et Nantes. Son séjour en Italie en 1629 lui a permis de ramener plusieurs ouvrages constituant ainsi un fonds important (près d'une cinquantaine d'exemplaires recensés), car notre homme est italianisant (de même il devait connaître l'espagnol ... et peut-être même avait quelques notions d'arabe).
    Sa carrière militaire l'a mené vers les Pays-Bas où il a pu acquérir des livres à Amsterdam et La Haye. Mais il en faisait également venir de Flandre comme le précise cet ex libris : " J'ay receu de Flandre ce volume le 30 aoust 1646. Jean Em. de Rieux" (Bibliothèque Sainte-Geneviève FOL V 97 INV 124), ou d'Italie : "Envoié de Rome à Jean Emanuel de Rieux, marquis d'Assérac, et receu le 24 aoust 1651, par le R. P. Nolano doct. de l'ord. des prescheurs" (Bibliothèque Sainte-Geneviève, 4 D 1162 INV 1204).


    Cliquer sur la carte pour agrandir

    Nous avons recensé à ce jour 174 ouvrages provenant des collections du marquis d'Assérac, dont 160 conservés dans la seule Bibliothèque Saint-Geneviève ; un à la BM d'Angers ; 3 à la BnF ; un à la BM de Bordeaux ; un à la BM de Grenoble ; un à la BM de Lyon ; un à la Bibliothèque Mazarine ; un à Moscou ; un à la BM de Saint-Quentin ; un à la BM de Troyes ; et enfin 3 passés dans des ventes publiques.

    Merci à ceux qui pourraient me signaler d'autres ouvrages du marquis d'Assérac ...

    Note (1) Voir nos post : Jean-Emmanuel de Rieux, marquis d'Assérac († 1657) : un lettré « bien versé dans les sciences » ... - Du nouveau sur le Marquis d'Assérac ... -


    Signature de Jean Emmanuel de Rieux marquis d'Assérac (BM Lyon)

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    © Musée Condé

    Si Jean Emmanuel de Rieux, marquis d'Assérac, possédait une exquise bibliothèque, pour l'augmentation de laquelle il travaille avec un grand soin (Louis Jacob, 1644), il est assez étonnant d'y trouver hors ses domaines d'intérêt (astrologie judiciaire, art militaire), de superbes manuscrits. L'un d'entre eux a même une provenance royale et se trouve aujourd'hui conservé dans la prestigieuse bibliothèque du Musée Condé de Chantilly (ms 721). Son frontispice somptueux, peint entre autres par Jean Clouet, en 1534, a fait l'objet d'une étude de Cécile Scaillierez dans la Revue du Louvre (4/1996, p. 47-52).
    Cet exemplaire des Troys premiers livres de Diodore Sicilien, traduit en français par Maistre Anthoine Macault, notaire, secrétaire et valet de chambre ordinaire du roy, est sorti très anciennement de la bibliothèque de François premier, portant encore sa reliure d'origine de veau brun à compartiments dorés, avec un semis de fleurs de lis et de F.

    Au début de l'ouvrage, une grande peinture frontispice représente François Ier écoutant la lecture de Macault. Assis sous un dais fleurdelisé, devant une table recouverte d’un tapis vert, sont présents ses trois fils, de même que les grands officiers de la Couronne, parmi lesquels on reconnaît le grand-maître Anne de Montmorency, l’amiral Philippe Chabot et le chancelier Antoine Duprat. Ce frontispice fut reproduit dans l’édition donnée en 1535 par Geoffroy Tory.


    La signature de Jean Emmanuel de Rieux sur la page de titre

    Ce manuscrit enluminé par Jean Clouet, Noël Bellemare, et par le Maître de François de Rohan, a appartenu à Firmin-Didot (catalogue, 1810, n° 880), puis à M. Beckford, et finalement au duc de Hamilton. Lors de la vente faite à Londres au mois de mai 1889, il fut acquis par M. le duc d’Aumale. Nous n'avons pas encore l'explication de la présence d'un tel manuscrit dans les collections du marquis d'Assérac.

    BIBLIO
    Cécile Scailliérez, "Un portrait méconnu de François Ier peint par Jean Clouet : le frontispice des Histoires de Diodore de Sicile au musée Condé de Chantilly", dans La Revue du Louvre et des musées de France, 1996, 46, 4 Cécile Scailliérez et Patricia Stirnemann, L'Art du manuscrit de la Renaissance en France, Somogy édition d'art / Musée Condé Château de Chantilly, 2001, p. 46-49.
    Sur le manuscrit du Musée Condé : Geofroy Tory, peintre et graveur, premier imprimeur royal (1865).
    Léopold Delisle : « Traductions d’auteurs grecs et latins offertes à François Ier et à Anne de Montmorency par Etienne Le Blanc et Antoine Macault », dans le  Journal des Savants, août et septembre 1900.

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    Signature de Guillaume de Lescouet

    Préparant un petit catalogue prosopographique des libraires bretons au Moyen Âge, ces quelques lignes pour présenter un de ceux qui ont exercé à Paris.
    En fait, sur le nom même j'ai quelque peu hésité. LESCONET ou LESCOUET ? Mon choix s'est toutefois porté sur le second dans la mesure où Guillaume de Lescouet se dit clerc du diocèse de Léon (clericus Leonensis diocesis, publicus apostolica et imperiali auctoritate notarius), région où ce patronyme est attesté anciennement. Ainsi un Guillaume de Lescouet figure comme gouverneur de Lesneven en 1357.

    Le premier acte retrouvé portant le paraphe de Guillaume de Lescouet, comme notaire public (= tabellion), est la prestation de serment de son compatriote Henri GUILLOU comme libraire-juré de l'Université de Paris en septembre 1351. Du reste, ce même Guillou est connu aussi comme copiste d'un manuscrit de la Bibliothèque Cathédrale de Valence (ms. 10), exécuté pour le pape Clément VI : Nicolas de Gorran, Postilles. « Expliciunt postille fratris ni // cholai de Gorran super psalte // rium. // Hic liber est scriptus per henricum Guilloti pro Sanctissimo patre // ac domino domino clemente papa sexto // cuius anima requiescat in pace // Amen. Anno domini millesimo trecentesimo // quinquagesimo secundo die iovis // ante ramos Palmarum ».  

    En 1355 le nom de Guillaume de Lescouet se retrouve, comme libraire cette fois, mêlé une transaction avec Gui Bodier, recteur de la paroisse de Saine-Malo de Pontoise, au sujet d'un exemplaire de la Légende dorée de Jacques de Voragine, aujourd'hui conservé à la Bibliothèque Carnégie de Reims (ms. 1386) : "Dominus Guido Boderii rector parrochialis ecclesie Sancti Macuti de Pontisara, Rothomagensis diocesis, uendidit magistro Guillelmo de Lescouet, notario publico, librario, etc. istam legendam, pro precio VIII scutorum, ... anno LVto, die iouis post festum Prurificationis".

    Le 23 janvier 1359, Jean de Joy, chapelain de Sainte-Agnes fait une donation, cet acte sera établi dans la maison même de Guillaume de Lescouet, rue Neuve Notre Dame, proche de la cathédrale, là où sont installés généralement libraires et copistes de Paris : "acta fuerunt hec in domo habitacionis mei Guillelmi de Lescouet notarii publici infrascripti sita in vico novo beate marie paris."

    Un document de mars 1363, où Guillaume de Lescouet est qualifié de "tabellion du pape", nous fait connaître le nom de sa femme : Peronelle Boucher. Ensemble, ils achètent plusieurs rentes sur des maisons dont une appartient aux héritiers de Guillaume Jacques (autre notaire breton) et à Jean Le Boucher (père de Peronelle).
    Enfin, dans les lettres patentes de Charles V portant exemption du guet et de la garde des porte de Paris, datées du 5 novembre 1368, figure le nom de Guillaume de Lescouet parmi les 14 libraires listés qui échappaient à cette corvée.

    Voici donc quelques éléments biographiques de notre notaire-libraire breton maitre Guillaume de Lescouet qui décéda après 1386, date à laquelle il est encore mentionné dans le Registre des causes civiles de l'officialité épiscopale de Paris.

    SOURCES : Paris, Archives nationales, L 715, n° 5 ; M 68, n° 39, 45, 54, 55 ; S 92 ; S* 1647


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    G A L L I C A vient de mettre en ligne un exemplaire de la Consolation de la philosophie de Boèce, dans une traduction jadis attribuée à tort à Charles d'Orléans, erreur que Léopold Delisle a dissipée. L'intérêt de ce manuscrit (Paris, BnF, Nlle acq. lat. 1982) est de nous donner le nom du copiste et celui tout aussi précieux du destinataire en acrostiche "Jehan de Langres esmailleur". Le copiste Raoulet d'Orléans est bien connu (1) ; le destinataire a laissé son nom dans la liste des orfèvres de la "monnaie de Paris" :

    Ce jour (1er mars 1401), Jehan de Lengres fit le serment de bien et loyaument exercer en sa personne l’office de la taille des fers de la monn° de Paris, et que aucuns fers il ne baillera ne fera, se n’est aux gardes de lad. monn° et sy ne exercera fait de change.

    En 1402,

    Jehan de Langres, tailleur des coings de la monnaie de Paris, reçoit 9 livres tournois pour avoir fait quatre paires de fers à gettouers d'argent, pour Ysembart Martel, Miles Baillet, Jean Chanteprime et Gui Chrestien.


    Transcription :

    C'est le congie de lescrivain.
    Icy en droit fine Boece,
    En qui pevent trouver l'adresce
    Homs et femmes, par ses recors,
    A sauver leurs ames et corps.
    Non pas eulz laissier tourmenter
    De desespoir, ne seurmonter
    En orgueil lort pechie terrible,
    Le plus grief de tous et horrible ;
    Ainçois est d'avoir pacience.
    Nuit et jour, et querre science
    Glorieuse pour Dieu amer.
    Requérir, servir, honnorer.
    Et la doulce vierge Marie,
    Sur tous les cielx d'ange chierie,
    En qui divine pourveance
    Se mist et ot double substance
    Merveilleuse pour nostre amour,
    Ausquelx prierons sans demour.
    Jointes mains, que ilz gardent d'yre
    Li vaillans homs qui flst escrire
    Le livre assez bien compassez.
    Et les ames des trespassez
    Vueillent garder de maulx liens.
    R. dit Amen d'Orliens.
    Qui cest escript à droit verra,
    Nom et seurnom y trouverra.

    NOTES
    (1) Wolfgang Oeser, "Raoulet d’Orléans und Henri du Trévou, zwei französische Berufsschreiber des 14. Jahrhunderts und ihre Schrift", dans Archiv für Diplomatik, Schriftgeschichte, Siegel- und Wappenkunde, 42, 1996, p. 395-418. H. Rouse & M. A. Rouse, Manuscripts and their Makers, H. Miller, 2000, 1, p. 273–279 ; 2, p. 121–122. Quelques colophons de Raoulet d’Orléans : Bénédictins du Bouveret, Colophons de manuscrits occidentaux des origines au XVIe siècle, Volume 5, p. 186 sq. [en ligne]

    A VOIR
    Paris, BnF, Nlle acq. lat. 1982 sur Gallica
    ARLIMA (Laurent Brun)
    Léopold Delisle, "Anciennes traductions françaises de la Consolation de Boëce conservées à la Bibliothèque nationale", dans Bibliothèque de l'école des chartes, t. 34, 1873, p. 5-32 [en ligne sur Persée]

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    Parmi les premiers libraires originaires de Bretaigne installés à Paris figure le clerc Thibaud le Breton sur lequel nous possédons une documentation assez conséquente, dans la mesure où son patrimoine immobilier, imposant pour un ouvrier du livre, a laissé de nombreux actes qui permettent de cerner le rang social du personnage.
    Comme bon nombre de ses confrères, Thibaud tient boutique dans la rue Neuve Notre Dame, tout près de la cathédrale, où nous le rencontrons dès 1256. De même, il posséde au moins une maison (et plusieurs rentes) en la rue des Ecrivains (in vico Scriptorum) dans la censive de la Sorbonne, entre la maison du copiste Robert ad Anglum et celle du parcheminier Jean l'Anglais.
    En 1263, les frères et soeurs de la léproserie de la banlieue vendent à Thibaud le Breton (venditori librorum), et à sa femme Julienne, les 3/4 d'une maison au coin de la rue Zacharie, dans la censive des moines de Saint-Germain des Prés. Dans un autre quartier de Paris, apprécié par les Bretons, Thibaud achète en 1266, de Jean l'Allemand et de sa femme Lucie, une maison rue Saint-Hilaire, dans la censive de Saint-Marcel, appelée la Haute Maison, laquelle portera vers 1400 l'enseigne de l'Escu de Bretaigne et deviendra pour quelque temps, dans la seconde moitié du XVIe siècle, l'enseigne de l'imprimeur Jean Macé.
    Thibaud le Breton possédait encore plusieurs rentes dans le rue Percée, dans la rue des Noyers et dans la rue des Amandiers. Dans cette dernière rue une maison qui lui appartient est taxée par l'Université de Paris au prix de 7 livres : elle consiste en 4 chambres, un cellier et une grande cuisine.


    Cliquez sur la photo pour agrandir

    Malheureusement nous n'avons trouvé aucun manuscrit portant la marque de Thibaud le Breton.
    Le libraire dut mourir peu avant 1288. L'année suivante, un avocat breton, Yves dit le petit clerc, exécuteur testamentaire de Julienne, alors veuve, vend à l'Hôtel-Dieu une maison (en mauvais état) au coin de la rue Zacharie, moyennant 20 livres parisis.

    Sur le terme stationnaire [ lien ] [ lien ]
    Sur Thibaud Le Breton :
    Charles Jourdain, "La taxe des logements dans l'Université de Paris", dans Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris et de l'Ile de France, t. IV, 1877 (1878), p. 148. repris dans :
    Charles Jourdain, Excursions historiques et philosophiques à travers le Moyen Âge, Paris, 1888, p. 257.
    Palémon Glorieux, Aux origines de la Sorbonne II : Le Cartulaire de la Sorbonne, Paris, 1965, p. 23, 145, 171, 286, 335, 336, 346, 362, 372.
    Annales de Bretagne, 1974, p. 337.
    Richard H. Rouse et Mary A. Rouse, Manuscripts and their Makers. Commercial Book Producers in Medieval Paris, 1200- 1500, Londres, Harvey Miller, 2000, vol. II, p. 135-136.
    Keith Busby, Codex and Context : Reading Old French Verse Narrative in Manuscript, Volume 2, 2002, p. 31, 36.

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    NICOLAS DE DOLE
    Testament :
    Item je laisse a la chapelle saint aignen mon messel ainsi que aultrefois ay fait et y est escript en ycellui de ma main.
    Sources : Paris, AN, L 535, n° 48, 8 septembre 1426.
    Chanoine de Saint-Denis-du-Pas (1407) et de Notre-Dame de Paris
    Sur Nicolas de Dole et Nicolas de Baye
    Base Paris au Moyen Âge 

    DENIS
    et THOMAS D'IRLANDE, copistes
    1272 : Denis et Thomas de Ybernia scriptores clercii ont été mis en prison du chapitre pour s'être battus dans le cloître Notre-Dame, l'un d'eux pour avoir tiré son couteau contre un serviteur du chanoine Robert de Bertecourt.
    Source : Paris, AN, L 508, n° 1 er 2.

    HUGUES, copiste de la rue Saint-Magloire
    Avril 1243 : Hugues, copiste de la rue Saint-Magloire de Paris, et son épouse Ermeniarde, vendent à l'abbaye de Saint-Magloire une rente de 5 sols parisis, assignée sur un jardin à Bray, pour la somme de 37 sols paris (Hugo scriptor de vico sancti Maglorii parisiensis, et Ermmiardis (sic) eius uxor).
    Source : Revue Mabillon, 1922, p. 156.

    LAURENT GRIDEAU, libraire
    26 juillet 1454 :

    Aujourdui Thomasse, vefve de feu Laurens Grideau, en son vivant libraire, a renoncié et renonce a la communaulté des biens meubles et immeubles d'entre elle et son dit feu mari, qui trespassa mardi derrenier passé, comme elle dit, pour obvier aux debtes deues par ledit deffunct, requerant par ladicte Thomasse de ce avoir lettre...

    Source : Paris, AN, Y 5232, f. 78) - Edition : Martin, dans Revue historique de droit français et étranger, 1914, p. 484, n° 166.

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  • 07/06/14--00:52: Blog en sommeil ...

  • Blog en sommeil ... pour quelques semaines. Pardon, lecteur. Mais à bientôt !

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    Edmondo Danti nous annonce la naissance d’une nouvelle page Facebook concernant la production des manuscrits juridiques enluminés dans le Midi de la France :  Southern France Illuminated Juridical Manuscript Production

    ADRESSE


    Coimbra BU 722. Dominique de Sancto Geminiano, Commentaire sur les Décrétales. Manuscrit ayant appartenu à l'évêque breton de Carcassonne Jean du Chastel.

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    Le 26 août, la BnF lance jusqu'au 28 novembre 2014 un appel aux dons pour l’acquisition du manuscrit enluminé Description des Douze Césars avec leurs figures (Tours, vers 1520), classé Trésor national.
    Ce manuscrit exceptionnel, enluminé par le grand Jean Bourdichon, est selon toute apparence une commande de François Ier pour servir de cadeau diplomatique. Appartenant à une série de trois œuvres presque similaires, ce manuscrit, le plus beau des trois, serait donc le seul à pouvoir rejoindre les collections nationales françaises.
    Diffusé sur le site bnf.fr et relayé par une campagne de publicité dans la presse, cet appel aux dons permettra de réunir une partie des fonds nécessaires à l’acquisition. Il s’agit de la deuxième souscription publique initiée par la Bibliothèque après celle menée avec succès en 2012 pour le Livre
    d’heures de Jeanne de France. Les donateurs peuvent effectuer un don en ligne sur mecenat.bnf.fr.
    L’appel aux dons est ouvert jusqu’au 28 novembre 2014.

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    Dans le cadre du cinquième centenaire de la mort d'Anne de Bretagne, la Bibliothèque municipale de Nantes propose plusieurs manifestations dont certaines consacrées aux manuscrits de la reine et duchesse


    Qu’elle les ait commandés et possédés ou qu’ils commémorent ses funérailles, les manuscrits enluminés sont partie prenante de l’héritage d’Anne de Bretagne. Plusieurs d’entre eux font aujourd’hui partie des collections de la Bibliothèque municipale. Le 500e anniversaire de la mort de la reine et duchesse et les journées du Patrimoine sont l’occasion de les faire mieux connaître.
    Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles des Pays de la Loire - Médiathèque Jacques Demy

    /// À voir et à toucher

    Présentation sur table tactile de quatre des plus précieux manuscrits des collections de la Bibliothèque municipale sous forme numérisée : un livre d’heures d’Anne de Bretagne, le récit des funérailles de la reine par son héraut d’armes Pierre Choque, un recueil de poésies et une copie de l’acte organisant la chancellerie de Bretagne. Pour découvrir de manière ludique et interactive la vie et l’influence de la dernière reine du XVe siècle, et son amour des beaux livres. Espace Patrimoine

    /// Sortie de réserve

    Exposition de documents patrimoniaux sur Anne de Bretagne et son époque. Présentation du fac-similé du reliquaire du coeur d’Anne de Bretagne (prêt exceptionnel du Musée d’histoire de Nantes à partir du 7 octobre). Du 20 septembre au 8 décembre

    /// Les livres d’Anne de Bretagne

    Conférence par Maxence Hermant, conservateur au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France.
    Anne de Bretagne collectionna les manuscrits et les imprimés les plus précieux. Cette conférence vous propose de (re)découvrir ces trésors dispersés samedi 11 octobre à 15h Salle jules Vallès

    Site web de la BM de Nantes



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    L'exposition hors-les-murs du musée Dobrée de Nantes, "Le coeur d'Anne de Bretagne" présentée au château de Châteaubriant (encore visible jusqu'au 28 septembre) a donné lieu à la publication d'un très sérieux catalogue sous la houlette de Laure Barthet, directrice du musée, dont voici le sommaire :

    Didier Le Fur : Anne de Bretagne
    Jean-Luc Deuffic : La transmission à la postérité : textes, images et manuscrits
    Pierre-Gilles Girault : Les funérailles royales d'Anne de Bretagne à Saint-Denis
    Murielle Gaude-Ferragu : Le coeur séparé : Anne de Bretagne et les pratiques funéraires contemporaines
    Claire de Lalande : Les funérailles royales d'Anne de Bretagne à Nantes
    Jean-Marie Guillouët : Les ducs de Bretagne et le couvent des Carmes de Nantes
    Claire de Lalande : Le coffret funéraire du coeur : étude technique et iconographique
    Elisabeth Taburet-Delahaye : Le "vaisseau" du coeur : traditions médiévales et culture des années 1500
    Michèle Bimbenet-Privat : Le coffret du coeur d'Anne de Bretagne, un témoignage de l'orfèvrerie de la Renaissance ?
    Caroline Vrand : Les commandes d'orfèvrerie profane d'Anne de Bretagne : la parure du corps
    Gildas Salaün : Le "coeur d'or" de la tombe au musée (1792-2014)
    Didier Le Fur : Un coeur endormi
    Catalogue des oeuvres
    Bibliographie
    224 p. Relié. Nombreuses illustrations.

    Le coeur d'Anne de Bretagne : site de l'exposition

    En marge : Conférence : Histoire des collections d’Anne de Bretagne
    Le mercredi 10 septembre, à 18h30 au passage Sainte-Croix de Nantes.

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  • 09/11/14--03:54: ANNE DE BRETAGNE A RENNES

  • Si Anne de Bretagne est une figure incontournable de l’Histoire, on associe rarement son image à la ville de Rennes. Pourtant, elle y est venue à plusieurs reprises, pour des événements importants : son couronnement comme duchesse de Bretagne en 1489, son premier mariage avec Maximilien d’Autriche en 1490 et ses fiançailles avec Charles VIII en 1491.

    Cinq cents ans après sa mort, redécouvrez ce chapitre de l’histoire de Rennes, avec la présentation exceptionnelle au musée de Bretagne de deux objets liés aux funérailles de la duchesse et un ensemble de rencontres dans toute la ville.



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    BIBLIOTHEQUE RENNES METROPOLE

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    BONHAMS : 22 Sep 2014

    Lot 9
    HORAE.
    Illuminated manuscript on vellum, Book of Hours in Latin, Use of Paris [Paris, first quarter of the fifteenth century].
    142 leaves, 188 x 139 mm. 15 lines. 7 miniatures :
    f 13 The Annunciation (slight flaking to chequered background) ;
    f 36 (an extended 4-line initial D opening Prime, 42 x 35 mm) The Adoration ;
    f 59 The Coronation of the Virgin ;
    f 65 King David ;
    f 83 The Crucifixion ;
    f 91 Pentecost ;
    f 98 A Funeral.
    Provenance: SIR EDWARD BURNE-JONES, 1833-1898

    BONHAMS : 22 Sep 2014
    http://www.bonhams.com/auctions/21845/lot/9/


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    PARIS, BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE : NOUVEAU PORTAIL dédié au département des manuscrits : informations relatives aux collections, catalogues, outils de recherche et renseignements pratiques, actualité du département des manuscrits (flux RSS).
    http://bnf.libguides.com/manuscrits

    COLLOQUE : Journée de Lille – 16 octobre 2014, IRHiS, salle de séminaire A1-152 // Journée de Rennes – 27 novembre 2014, CELLAM/CETM, salle de séminaire : 
    Merveilleux, marges et marginalité dans la littérature et l’enluminure profanes en France et dans les régions septentrionales (XIIe-XVe siècles)
    Programmes (PDF)

    INTERNET : Robert D. Peckham : Manuscript and Print Sources of the Text of François Villon's Works
    http://www.utm.edu/staff/globeg/villonmss.shtml

    BASE : Staatsbibliothek à Berlin : cotes des 23000 mss avec indication des mss numérisés ...

    EXPO : Chantilly, Bibliothèque et Archives du Château (6 novembre - 9 décembre 2014) : La Passion du Prince. Enluminures italiennes de la collection du duc d’Aumale

    PUBLICATION : Claude LECOUTEUX, Dictionnaire des formules magiques. Edit. Imago.

    EN LIGNE : Manuscripts on My Mind (N° 13, septembre 2014) : http://libraries.slu.edu/files/special_collections/newsletter-no-13-large.pdf

    CALL FOR PAPERS : Écrire à l’ombre des cathédrales : pratiques de l’écrit en milieu cathédral (espace anglo-normand et France de l’Ouest – XIe-XIIIe siècle), Colloque international, Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle (Manche), du 8 au 12 juin 2016". Propositions and abstracts to be sent in by the May 30th, 2015. Text of the CfP at: http://www.unicaen.fr/crahm/spip.php?article795

    COLLOQUE : 7th Annual Lawrence J. Schoenberg Symposium on Manuscript Studies in the Digital Age (November 6-8, 2014)

    BASE : A complete list of the 1111 digitised manuscripts of the British Library, updated to 9.10.2014

    COLLOQUE :Understanding the Medieval Book 2015 : A Seminar with Dr. David T. Gura, Univ. of Notre Dame
    On Monday and Tuesday 13-14 April 2015, the University of South Carolina will host its fifth annual “Understanding the Medieval Book” symposium on its main (Columbia) campus. The clinician will be Dr. David T. Gura (PhD, Classics, OSU), Curator of Manuscripts at the University of Notre Dame. Gura will focus on the art of analytical manuscript description, especially for Books of Hours and bibles. He will also deliver a public lecture entitled “A Broken Book: The Reconstruction of a Book of Hours from Medieval Brittany.” The seminars are free, but space is limited to 25 participants. Further information and an application packet can be found here (submission deadline 15 January 2015): https://dl.dropboxusercontent.com/u/71591396/Understanding%20the%20Medieval%20Book%20Gura.doc

    EXPO : New York, The Morgan Library and Museum ( 17 octobre 2014 – 4 janvier 2015) : The Crusader Bible: A Gothic Masterpiece. http://www.themorgan.org/exhibitions/Crusader-Bible


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    BINOCHE et GIQUELLO SVV
    Mercredi 29 octobre à 14h15 à Paris
    Hotel Drouot



    Lot 254  : HEURES SELON L’USAGE DE ROME (PARIS, VERS 1520).
    Parchemin. 158 f., 57 x 39 mm (38 x 28 mm). 19 longues lignes. Réglure encre rousse. Composition. Un bifeuillet papier; 158 ff. en parchemin (f. 1-3v : blancs à l’origine, portent des mentions d’appartenance ; f. 14v-15v, 76rv, 84v et 151v-158v : blancs)
    f. 4-14 : Calendrier discontinu. f. 16-24 : évangiles. f. 24 : S’ensuit l’oraison de sainct Charlemaigne. Oratio. Domine Iesu Christe, pastor bone conserva iustos, parce peccatoribus, requiem dona cunctis defunctis fidelibus nunc et in hora mortis semper et ubicumque nobis esto propicius. Amen. Nota. Loraison charlemaigne se trouve couramment dans les livres d’heures parisiens imprimés dès les années 1490. f. 25-75v : Heures de la Vierge, selon l’usage de Rome. f. 77-80 : Heures de la Croix. f. 80v-84 : Heures du Saint-Esprit. f. 85-103 : Psaumes de la pénitence, avec litanies (f. 95v°-100). f. 103-139 : Ad vesperas mortuorum : Office des morts, selon l’usage de Rome. f. 139v-151 : Suffrages.
    32 peintures : 14 miniatures en pleine page et 18 petites (15 x 15 mm).
    Grandes peintures : 1) Saint Jean à Patmos (f. 16) : In illo tempore erat Verbum (Io 1,1). 2) Le Jardin des Oliviers (f. 22) : In illo tempore apprehendit Pilatus Iesum et flagellavit eum (Io, 19,1). 3) Adam et Ève tentés par le serpent à tête de femme au buste dévoilé (f. 24v). 4) L’Annonciation (f. 25). 5) La Nativité (f. 43). 6) L’Annonce aux bergers (f. 47). 7) L’Adoration des mages (f. 50v). 8) La Présentation au temple (f. 54). 9) La Fuite en Égypte (f. 57v). 10) Le Couronnement de la Vierge (f. 64). 11) La Crucifixion (f. 77). 12) La Pentecôte (f. 81). 13) David priant (f. 85). 14) Job, sur son fumier, est visité par sa femme et ses amis (f. 103v).
    Provenance« Ce petit livre apartien à moi François Le Faivre, de Sen-Martin Le Beau [Saint-Martin-le-Beau, Indre-et-Loire] » (f. 1, XVIe s.). « Je pris ceus ou cel qui le trouveron de me remet avant les (mot effacé), je lui serai aubligé » (f. 2, XVIe s.). « Marchand, prêtre. — 1813 » (f. 3). « René // Saicher » (plats de la reliure, en lettres d’or). Georges Moreau (1934, n°13).

     
     
    Lot n° 255  : OFFICES POUR L'INVENTION DE SAINT SÉBASTIEN. - OFFICE DES MORTS. - Seconde moitié du XVe siècle (Paris). Parchemin. 72 f., 305 x 205 mm (justification: 235 x 130/140). 21 longues lignes ou 7 portées par page. Réglure à l'encre brune.
    Composition. Garde, I8 (f. 1-8), II8 (f. 9-16), III8 (f. 17-24), IV8 (f. 25-32), V8 (f. 33-40), VI8 (f. 41-48), VII8 (f. 49-56), VIII8 (f. 57-64), IX2 2 feuillets libres (f. 69-70), X3 (4-1) le premier feuillet du cahier a été coupé (f. 71-73).
    f. 1-7v : Vêpres de l'Invention de saint Sébastien. f. 8-18: Messe de l'Invention de saint Sébastien, qui est célébré le 13 octobre (f. 7v). - Annotation marginale : «Evangelium sancti Rochi invenies in fine libri» (f. 9. début XVIe s.) ; f. 18-26v : Messe des défunts ; f. 26v°-53 : Office des morts, selon l'usage parisien ; f. 53v-67 : Prières de la «commandatio defunctorum» ; f. 67v-70v : Gloria suivi du Credo ; f. 71-73v (d'une autre main, début XVIe s.) : Dies irae ; f. 73v : Évangile selon Mathieu (cf. annotation marginale, f. 9).
    Provenance.
    Manuscrit exécuté à Paris à la fin du XVe.
    Adrien Martin, diacre de l'église Saint-Paul de Paris : «1504 octobris 21, a magistro Adriano Martino, tum temporis diacono apud divum Paulum Parisiis» (f. 73v°).
    Jean Geoffroy, conseiller du roi, à Épernay : parti au Ier d'argent à trois têtes de Maures de profil ; au 2e d'or à la croix de gueules (ex-libris gravé, écu dans un cartouche supporté par deux Maures). Et au-dessous : «Ex-libris Ioan. Geoffroy, Regi a conciliis. Sparnac.» (1).
    Catalogue PDF

    (1) Jean Geoffroy, seigneur des Essarts, seigneur de Vanteuil, Vandières, conseiller et secrétaire du roi en l'élection d'Epernay, bailli de Tours sur Marne, lieutenant d'Hautvillers, mort en 1731.

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  • 11/02/14--01:21: Signature d'Isabeau d'Ecosse

  • Isabelle Stuart ou Isabeau d'Écosse (1425 /1427 - 1494 à Vannes), fille de Jacques Ier d'Écosse et de Jeanne Beaufort, fut duchesse consort de Bretagne entre 1442 et 1450 par son mariage avec François Ier de Bretagne.



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    Source : Paris, BnF, Lat. 1369, f. 56. Heures d'Isabelle Stuart, duchesse de Bretagne.
    Numérisé sur Gallica

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    Source : Isabelle Stuart présentée par saint François dans ses Heures : Paris, BnF, Nal 588.
    Numérisé sur Gallica

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    © Nantes, Musée Dobrée. BVMM (IRHT)

    Parmi les beaux manuscrits du Musée Dobrée de Nantes figure un Livre d'heures du XVe siècle qui nous a laissé les marques d'un ancien possesseur, en l'occurrence les naissances de deux de ses enfants survenues en 1606 et 1610 :

    Auiourduy dizehuitiesme de septambre // 1606 a neuf heure du matin est nay // Claude Dargier filz de Louis Dargier et // de Charlote de Miray ses pere et mere // et ses parins Madelon de Miray // grand oncle et Claude De Miray son // oncle et maresne Anne de Cheuvrier a // esté batizé ce mesme jour an leglize // de Vilantroys par messire Pierre Glenet // curé dudit Vilantroys.
    Le lundy // huictiesme iour // de nouembre 1610 // a esté bas né // Charle Dargy // & à esté bap // tizé en leglise // de Villentrois & a pour // parrain Charles de Baillou // escuyer sieur des Coignées // & damoiselle Gabrielle de Miray // pour marresne // Lambinet abbé.

    Le premier folio de notre Livre d'heures porte en effet cette note barrée :

    Je suis a Charlotte // de Miray.



    Le 14 juin 1605, Charlotte de Mirayépousa Louis d'Argier, deuxième du nom, de la branche de la Ridelière (Histoire de Berry, Gaspard Thaumas de La Thaumassière, ‎Paris, 1689, p. 1132). Le couple eut trois enfants :
    1) Claude, né le 18 septembre 1606, comme nous l'apprend ce manuscrit, fut marié le lundi 4 septembre 1628 à Marie de Martin. Il décéda le 26 mai 1662 à Villentrois.
    2) Charles, né le 8 novembre 1610, écuyer seigneur de la Combaudière, épousa le 21 juillet 1637 Anne Françoise de Boutillon.
    3) Christophe. Au f. 25v du manuscrit du Musée Dobrée on peut lire : Ce iourduy est nay. La suite, non complétée, devait certainement concerner ce Christophe.


    © Nantes, Musée Dobrée. BVMM (IRHT)

    La famille d'Argier portait d’argent, à trois tourteaux de gueules, deux en chef et un en pointe. Jean d'Argier a formé la branche de la Ridelière à Villentrois (Indre).

    Nous avons utilisé la généalogie en ligne d'Evelyne Dubois sur Genenaet. De même voir le blog.
    Description précise du manuscrit dans le catalogue du Musée Dobrée de l'abbé G. Durville.
    Photos sur le site BVMM de l'IRHT.

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    © Quimper, Médiathèque des Ursulines, ms 1, f. 259 / BVMM (IRHT)

    Le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, dans son tome XXII de l’année 1893, consacré aux collections de Nantes, Quimper et Brest, décrit le premier ouvrage de la bibliothèque de Quimper comme étant un manuscrit italien du XVe siècle. D’une très belle écriture, ce recueil de lettres de saint Jérôme a malheureusement perdu nombre de folios.



    La seule inscription autographe a été relevée par le catalogue : « Ancien possesseur au XVIIe siècle : M. du Gretz du Dresnay». Cette lecture est bien entendu fautive et doit être ainsi restituée : « Au seigneur du K/roetz du Dresnay». Effectivement le « K/ » (= K barré breton) peut se confondre parfois avec un « G ».


    © Quimper, Médiathèque des Ursulines, ms 1, f. 1 / BVMM (IRHT)

    L’imposante famille du Dresnay, « d’illustre et antienne noblesse », reste bien documentée par l’arrêt de 1668, lequel pourrait nous aider à identifier le membre de cette famille, possesseur du manuscrit de la Médiathèque des Ursulines de Quimper. Au XVIIe siècle plusieurs noms se dégagent :

    « François du Dresnay, escuyer, sieur du Kerouetz (1) ... qui declare avoir depuis quelques annees (28 novembre 1664) espouzé dame Barbe de Coatlosquet, fille de deffunct messire Guillaume, cheff de nom et d’armes de Coatlosquet, ... qu’il est issu d’aultre François du Dresnay, d’un premier mariage (5 septembre 1636) avecq dame Marye de Penmarch, fille de deffunct hault et puissant messire René, barron de Penmarch, et de haulte et puissante dame Janne de Sanzay ».

    Ce dernier François était fils de Pierre du Dresnaye et Claude de Rosmar.

    C’est probablement dans ces trois noms qu’il faut chercher le possesseur de notre manuscrit. Malheureusement nous n’avons pour lors rien trouvé pour cette époque sur la bibliothèque des Dresnay. Il faut attendre la seconde moitié du XVIIIe siècle pour rencontrer l’ex-libris héraldique des Dresnay (d’argent à une croix anillée de sable, accompagnée de trois cocquilles de gueulles, deux en chef et une en pointe), entre autres celui de Louis-Marie-Ambroise, marquis du Dresnay, qui épousa, à Morlaix, le 10 septembre 1766, Marie-Josèphe-Anne de Coetlosquet, et de son frère puiné, vicomte du Dresnay. Ils étaient les enfants de Michel-Joseph-René, dit le comte du Dresnay, et d’Elisabeth-Françoise de Cornulier.





    Le citoyen Cambry, dans son catalogue des objets échappés au vandalisme dans le Finistère, de l’an III, nous fait savoir

    qu’ « une des collections les mieux choisies de Morlaix, est celle du ci-devant vicomte du Dresnay» (p. 180), mais précise « J'ai pris note de plus de cent des ouvrages intéressants qu'elle contient ; les cabinets qui les renferment sont exposés à la pluie ; il serait instant de les transporter dans un local plus sûr ... La nombreuse bibliothèque du Vte. Dudresnay est bien choisie, sans être celle d'un savant ou d'un homme de lettres ... La reliure, le choix des exemplaires et des éditions est à remarquer dans cette jolie bibliothèque, enrichie d'ailleurs des oeuvres de nos meilleurs poëtes, de l'encyclopédie, de romans et de bons dictionnaires. »

    Plus loin, il ajoute être « informé par la voie publique qu'une infinité de livres et d'ouvrages précieux ont disparu des diverses bibliothèques, surtout de celle du ci-devant vicomte Du Dresnay (p.190).

    Jacques Cambry, Catalogue des objets échappés au vandalisme dans le Finistère : dressé en l'an III (Nouv. éd.) / ; publ. par ordre de l'administration du département. Édité par Julien Trévédy, H. Caillière, Rennes, 1889 (numérisation Gallica).
    Docteur G. Vialet, Bibliothèques des bibliophiles bretons anciens, paris, Saffroy, 1931.
    Médiathèque des Ursulines de Quimper
    BVMM (IRHT)
    Dresnay (du) - Réformation de la noblesse (1668) Source : La noblesse de Bretagne devant la Chambre de la Réformation 1668-1671 - Comte de Rosmorduc, 1896, tome III, p. 270-279. Seigneurs de Kerouetz, de Penanru, de Keremarch, etc... http://www.tudchentil.org/spip.php?article776

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    © Quimper, Médiathèque des Ursulines, ms 1, f. 1 / BVMM (IRHT)

    (1) On écrit également Kerroué

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    © Inventaire général, ADAGP


    © Région Bretagne

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    La cathédrale Saint-Michel de Carcassonne sur les remparts de la ville en 1462 [Gallica]

    Roseline CLAERR
    et moi-même, préparant un ouvrage sur les bibliothèques des DU CHASTEL et des COETIVY dans le contexte de la culture livresque bretonne à la fin du Moyen Âge, je me permets de publier cette trouvaille toute récente sur un membre de la familia de l'évêque de Carcassonne, Jean du Chastel.

    Fils d'Olivier du Chastel (x 2 février 1408) et de Jeanne de Ploeuc, frère de Tanguy (IV) du Chastel, protonotaire apostolique, archevêque de Vienne (nommé en 1446), administrateur de l'évêché de Nîmes (21 novembre 1453), abbé de Saint-Léonard de Ferrières (ancien diocèse de Poitiers) (1454), évêque de Carcassonne (juillet 1456), Jean du Chastel décède le 15 septembre 1475 dans sa maison prévôtale de Toulouse, et est inhumé le 26 septembre suivant, en la cathédrale Saint-Michel de Carcassonne.

    Dans un article récent (1) nous avions relevé les déboires de Tanguy du Chastel et de son frère Jean au sujet des reliques de saint Pelade, et donné une liste des manuscrits possédés par l'évêque de Carcassonne, dispersés entre Glasgow, Copenhague, Paris, Holkham Hall et Coimbra au Portugal, liste au demeurant incomplète mais qui montre une certaine "atomisation" européenne de la bibliothèque du prélat :

    Copenhague, Bibliothèque royale
    ¤ Thott 359. Tancrède de Bologne, Roffredo de Bénévent, etc. XIVe s.  
    ¤ Gl. Kgl. S 197. Jean André, etc.. XIIIe s.  
    ¤ Gl. Kgl. S 198. Jean André, Gencellinus de Cassaneis, etc.  XIVe s. 
    Glasgow, Bibliothèque Universitaire
    ¤ General 1125. Terence. Petrarque. XVe s.  
    ¤ General 1189. Terence. XVe s.  
    Holkham Hall
    ¤ coll. Leicester 215. Grégoire XI. Décrétales.
    Paris, Bibliothèque nationale de France
    ¤ Fr.. 6261. Histoire de l'ancien et du nouveau Testament en provençal. XVe s.   
    ¤ Lat. 8926.  Innocent IV, Commentaire sur les Décrétales ; Guillaume de Mandagout, De electionibus. XIVe s.
    Coimbra, Biblioteca Geral da Universidade
    ¤ Coimbra BU 721. Jean de Imola. Commentaire sur les Décretales. 
    ¤ Coimbra BU 722 et 723. Dominique de Sancto Geminiano, Commentaire sur les Décrétales.   
    ¤ Coimbra BU 724. François de Zabarellis. Lecture sur les Décrétales.  
    ¤ Coimbra BU 725. Jean de Imola. Commentaire sur les Clémentines. XVe s.

    Généralement, les manuscrits portent une inscription contemporaine se terminant par

    « ... a este de feu messire Jehan du Chastel euesque de Carcassonne. M. Bertaudi notaire ».


    Ms. Coimbra 721. [Cliquer pour agrandir]

    Poursuivant notre quête de manuscrits autour de l'évêque Jean du Chastel, un passage de la Chronique des évêques de Carcassonne (Chronicon episcoporum Carcassonis) de Gérard de Vic (1667) a retenu notre attention :

    ... uti legitur in libro Psalterii dato per Riochum Ledresnay canonicum proximae ecclesisae (Carcassensis) et vicarium generalem proximi episcopi ...

    extrait traduit deux siècles plus tard par Alphonse Mahul dans son Cartulaire de Carcassonne (1867) :

    Le 26 le corps de Jean Du Chatel fut enseveli dans la cathédrale de Carcassonne proche le grand autel comme on lit dans le Psaultier donné par Roch Ledresnay chanoine de la cathédrale et vicaire général du susdit évêque ...

    Si ce psautier reste introuvable, le renseignement précieux donné par Gerard de Vic nous conduit vers une autre piste.  Dans notre dernier post nous avions fait allusion à la famille DU DRESNAY, une des plus importantes de Bretagne, au sujet d'un manuscrit de la Médiathèque des Ursulines de Quimper (ms. 1). Présentement, le psautier de Carcassonne provient d'un membre de cette famille (de la branche possessionnée à Carhaix, sans doute (2). L'auteur de la Chronique a bien relevé son nom : RIOCHUM LEDRESNAY. Bien évidemment, dans cette région de France saint ROCH reste très populaire ; c'est pourquoi A. Mahul l'a choisi au détriment de RIOC, un ermite breton, disciple de saint Guénolé, le fondateur de Landévennec (Finistère), certainement inconnu dans cette région du sud de la France (3)
    Ainsi ce psautier dont l'existence est encore attesté en 1667 par Gerard de Vic, a été composé après 1475 puisqu'il inscrivait le décès de l'évêque Jean du Chastel. 
    Quant à notre RIOC DU DRESNAY il semble avoir quitté ce monde avant 1484, date à laquelle un parent, HECTOR DU DRESNAY (cacographié HECTOR LADRENAY dans le Nécrologe de Birot) fonda deux obits pour la dotation desquels il fit don au chapitre de Carcassonne de 12 tasses d'argent pesant 15 marcs. Un de ces obits (20 février) était justement pour RIOC DU DRESNAY, chanoine et vicaire général de Jean du Chastel.
    On remarquera que HECTOR est un prénom récurrent dans la lignée des seigneurs du Dresnay depuis le XIVe siècle au moins.

    (1) J.-L. Deuffic, "L'évêque et le soldat. Jean et Tanguy (IV) du Chastel, à propos des reliques de saint Pelade ... et de leurs manuscrits", dans Le pouvoir et la foi au Moyen Âge en Bretagne et dans l'Europe de l'Ouest (éd. Joëlle Quaghebeur, Sylvain Soleil). Mélanges in memoriam H. Guillotel, Rennes, PUR, 2010, p. 299-316. Sur les manuscrits de Tanguy du Chastel : Roseline Claerr, « Un couple de bibliophiles bretons du XVe siècle. Tanguy (IV) du Chastel et Jeanne Raguenel de Malestroit », dans Le Trémazan des Du Chastel. Du château fort à la ruine. Actes du colloque Brest, juin 2004, sous la direction scientifique d’Yves Coativy, Centre de Recherche Bretonne et Celtique (UBO/Brest) et Association Tremazan, Landunvez, 2006, p. 169-187.
    (2) Dom Jehan du Dresnay était bailli de Cornouaille en 1476 ; Yves du Dresnay, chanoine de la cathédrale de Quimper de 1486 à 1497.
    (3) La chapelle Saint-Rioc de Lanriec (Finistère) figurait au rôle des décimes en 1789 sous le nom de Saint-Roch ...


    Miniature frontispice du ms. Coimbra 722, ayant appartenu à Jean du Chastel

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    Armoiries de Tanguy du Chastel et de Jeanne Raguenel de Malestroit sur un manuscrit de L'Histoire ancienne jusqu'à César : Rennes Métropole 2331  

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